Ceci équivaut à environ la consommation de 1,5 litres de mazout, que l'on peut comparer aux 6 litres d'une construction récente bâtie selon les normes en vigueur. La mise en ouvre de ce label fait appel à une diversité de technologies, de projets et de matériaux.
A l'échelle nationale, une volonté de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le domaine du bâtiment est mise en avant. A l'échelle de la ville, la mise en pratique s'effectue de plusieurs façons. Certaines villes pilotes défendent le concept d'urbanisme éclairé et écologique. Leurs démarches sont issues de la volonté de municipalités et d'associations entreprenantes et innovantes.
Actuellement, le label Habitat passif se décline sous plusieurs formes : de la maison individuelle au logement collectif, en passant par des entreprises, des immeubles de bureaux et des cités universitaires.
Une ville peut ainsi s'équiper entièrement de constructions répondantes au label. L'aventure de la Maison Passive a commencé par les villages, les banlieues et périphéries des villes. Elle rentre maintenant dans la cité, grâce à des projets urbains exigeants.
On retrouve des constructions labellisées Habitat passif principalement en Europe centrale ( Allemagne , Suisse, Autriche ), mais aussi en Belgique, en France, au Canada. L'implantation de la Maison passive en ville se fait à plusieurs échelles, de l'immeuble isolé au quartier complet. Cette démarche écologique est accompagnée à chaque fois d'une forte volonté des municipalités de créer en parallèle une mixité sociale et fonctionnelle. Ce type d'habitat doit être accessible à tous.
Mais au delà !
- la consommation d'electricite
Une maison passive réduit d'environ quatre-vingt pour cent les dépenses d'énergie de chauffage par rapport à une maison neuve construite selon les normes allemandes d'isolation thermique de 1995, normes déjà très exigeantes. Elle utilise de manière optimale le chauffage passif assuré de l'extérieur par le rayonnement solaire thermique à travers les surfaces vitrées, et de l'intérieur par la chaleur dégagée par les appareils ménagers et par les habitants eux-mêmes. Consommant moins d'énergie, elle produit très peu de gaz à effet de serre, et est par conséquent peu nocive pour l'environnement.
Dans le monde, vingt pour cent de la population mondiale consomme près de quatre-vingt pour cent des réserves d'énergie, que ce soit pour le chauffage ou l'électricité. Il est par conséquent important de faire attention à sa consommation énergétique globale, afin de ne pas accroître les dégâts.
La maison passive a pour objectif principal de réduire la consommation d'énergie liée au chauffage, mais elle prend en compte également les autres consommations d'énergie. Celles-ci sont issues du chauffage de l'eau sanitaire, des appareils électroménagers, des ampoules, etc. La gestion de l'eau peut être également prise en compte : récupération des eaux de pluies, économie de la consommation de l'eau potable, gestion d'un réseau eau potable - eau non potable, etc.
Cette recherche d'économie d'énergie passe par une gestion particulière de l'électricité. L'usage d'appareils ménagers économes en énergie est recommandé. Les habitants sont invités, par exemple, à privilégier les lave-linge et lave-vaisselle à raccordement extérieur à l'eau chaude, les sèche-linge à gaz ou encore des lampes économiques à fluorescence. Ceci réduit la consommation d'électricité de cinquante pour cent, sans perte de confort. L'investissement initial de ces appareils est compensé par la réduction des dépenses d'énergie.
Un choix judicieux permet de diminuer de façon non négligeable la consommation en Watt. Comme on peut le voir sur le tableau, une maison dite classique consomme près de 4000 kWh par an contre seulement 900 kWh par an pour une habitation répondant au label Habitat passif..
L'installation de capteurs photovoltaïques est possible et permet d'utiliser une énergie renouvelable . La maison est quasiment indépendante.
- l'eau chaude sanitaire
L'énergie dépensée pour l'eau chaude sanitaire d'une famille s'élève entre 1500 et 5000 kWh par an, à cela s'ajoute les déperditions de chaleur du réservoir et de la tuyauterie, soit 1000 à 3000 kWh par an de plus. Afin de limiter ces pertes, il est préférable d'inclure le ballon d'eau, fortement isolé, dans l'enveloppe isolante. Le réseau de conduits doit être conçu le plus court possible et s'inclure au maximum dans l'enveloppe. Si les tuyaux passent par l'extérieur de celle-ci, ils sont à recouvrir d'une couche de cent millimètres d'isolation.
Au niveau du plan de la maison, cela se traduit par un regroupement des pièces nécessitant de l'eau : salle de bain, cuisine, toilettes, etc.
Toujours dans cette optique de développement durable, le système de chauffage doit utiliser des énergies dites renouvelables, comme les capteurs solaires par exemple. A noter que près de quatre-vingt pour cent des maisons passives certifiées en Suisse disposent de tels capteurs. On retrouve une situation similaire en Allemagne et en Autriche. Ces collecteurs solaires thermiques, installés sur le toit ou en façade, permettent de couvrir quarante à soixante pour cent des besoins en eau chaude d'une habitation. Un chauffage annexe s'enclenche dès que les apports solaires sont insuffisants. Celui-ci utilise les énergies renouvelables ( copeaux de bois, sciures de bois, géothermie, etc. ) ou le chauffage urbain, pour les grands lotissements.
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Plafond lumineux qui crée une véritable illusion optique du ciel. La réaction psychophysiologique déclenchée... |