"Aucune ville, aucune agglomération de province ne pourra se développer si elle ne choisit pas le développement durable", a souligné le ministre de l'Ecologie, ajoutant "de même qu'aucune industrie ne pourra survivre si elle ne construit pas de produits propres". Des propos développés à l'échelle de Toulouse par le maire centriste Jean-Luc Moudenc pour qui "le plus grand chantier urbain de France" s'accompagne du développement de bus en site propre, de 600 emplacements vélos près des stations, de la construction d'un tramway, etc. "Le métro avec ces deux lignes est la colonne vertébrale du réseau" des transports publics dans la cinquième agglomération française en pleine croissance démographique, a déclaré M. Moudenc, également président de Tisséo, société qui gère les transports en commun. Il a également appelé de ses voeux une plus grande implication dans les transports en commun de l'Etat, qui a financé à 10% la construction de cette seconde ligne, dont le budget total s'élève à 1,39 milliard d'euros.
Un souhait partagé par les présidents PS des conseils régional et général, Martin Malvy et Pierre Izard. Ils ont en particulier demandé de "voir les conditions de participation financière de l'Etat" pour la ligne à grande vitesse (LGV) Paris-Toulouse. M. Borloo a estimé qu'il est important de changer "radicalement de cap" concernant les transports en commun. "Après le Grenelle de l'environnement, un comité interministériel d'aménagement du territoire recadrera profondément les politiques de l'Etat".
Pour la LGV, il s'est également dit prêt à rencontrer les responsables des collectivités en juillet pour "accélérer" ce projet. "La LGV est cruciale et indispensable. Je serai le ministre de la grande vitesse", a-t-il répondu dans son discours, traduit en langue des signes. Après avoir vu deux files d'enfants tenant chacune un ruban A et B se rejoindre et symboliser ainsi la jonction entre les deux lignes, M. Borloo a découvert le métro VAL entièrement automatisé et ouvert gratuitement pendant tout le week-end. En marge de l'inauguration, M. Borloo s'est entretenu avec une délégation des salariés du centre d'appels SFR à Toulouse, en grève contre un plan de restructuration.
Les personnalités ont ensuite cédé la place aux Toulousains, qui ont aussitôt envahi les rames, ravis de pouvoir traverser la ville du nord au sud en 27 minutes ou de prendre le temps de découvrir les oeuvres d'art de chaque station. Ils étaient invités à assister dans la soirée à un concert-spectacle de l'Orchestre du Capitole sur la place de la mairie.














