
La communauté de communes note la marge confortable que les deux fermiers réalisent. "Depuis 2002, la marge augmente d'un point chaque année et a atteint 20% (avant impôts) en 2007", a détaillé Gérard Claisse, vice-président chargé de la participation citoyenne. "Et encore, il s'agit des chiffres de Veolia, nos experts estiment qu'elle est 4 ou 5 points supérieure à cela", a-t-il ajouté.
"La marge moyenne pour ce type de contrat est estimée à 6 ou 7% après impôts, soit autour de 10% avant impôts", a poursuivi M. Claisse. Par ailleurs, le Grand Lyon souhaite régler le problème des provisions de renouvellement (sommes versées chaque année au délégataire pour couvrir les investissements de remplacement du matériel) qui n'ont jamais été utilisées. Le "stock" de provisions encaissées par les délégataires atteindrait ainsi 45 millions d'euros, soit l'équivalent de plus de 7 années de provisions.
Mais comme cet argent a probablement généré des intérêts, des associations de consommateurs estiment que ce sont en fait 95 millions d'euros qui ont été encaissés sans travaux en contrepartie. Les contacts avec Veolia (qui représente 85% de l'eau du Grand Lyon) et SDEI (15%), filiale de la Lyonnaise des Eaux, pendant la phase de négociation directe, "ont été bons, mais cela n'a pas donné de résultats", a relevé M. Laurent, qualifiant de "gouffre" l'écart entre les positions des deux parties. La phase de négociation directe n'ayant rien donné, une commission tripartite va être créée dans les quinze jours à venir, composée d'un représentant du Grand Lyon, un représentant de Veolia et un troisième membre sur lequel les deux parties se mettront d'accord.
"Pour nous, il faut que la renégociation soit bouclée en novembre (...) sinon il n'y aura pas d'avenant au contrat", a précisé M. Laurent.














