
A la gare de l'Est, l'espace a été entièrement repensé. Des escaliers roulants reliés au sous-sol ont fait leur apparition dans le hall central afin de "réimplanter le métro dans la gare", selon l'architecte.
A Strasbourg, une verrière, aussi emblématique que controversée, a été posée devant l'édifice. Cette bulle de 125 mètres de long sur 23 de haut, accolée à une façade de style néo-roman de la fin du XIXe siècle, couvrira la nouvelle zone d'échange entre trains et tramways. En retard, le chantier de la verrière ne sera toutefois achevé qu'à 80% le 10 juin, pour l'ouverture commerciale de la ligne, selon la ville.
Un cube de verre, à l'esthétique discutée, est aussi en construction à côté de la gare de Nancy. Il servira à terme de hall pour les voyageurs, dont le nombre devrait augmenter de 40%, pour passer de 5 à 7 millions par an, selon le maire de la ville, André Rossinot. Trois gares d'interconnexion, consacrées aux trajets province-province sans passer par Paris, ont également été bâties pour la Lorraine, la Meuse et la région Champagne-Ardennes.
Le site de Bezannes (Marne), inauguré vendredi, semble le plus complet des trois. Située à cinq kilomètres au sud-ouest de Reims - contre une trentaine de kilomètres séparant Metz ou Nancy de la gare Lorraine -, la gare Champagne-Ardennes doit être desservie dans quelques années par un tramway que la mairie de Reims veut construire. Ainsi reliée, la gare d'interconnexion participera au développement de l'immobilier local. La construction d'un quartier "en pleine nature" est prévue entre Reims et Bezannes, indique Jean-Marie Duthilleul.
Marchands de biens et commerçants rémois escomptent aussi un "effet TGV" en centre-ville. Le 10 juin, Paris ne sera plus qu'à 45 minutes de Reims et Roissy à une demi-heure. L'argument est repris par un quartier d'affaires, le Clairmarais, pour attirer des sociétés.
"Quinze hectares sont en outre susceptibles d'être aménagés autour de la gare" d'ici 15 ans, souligne André Rossinot. L'offre de bureaux sera alors supérieure, pour satisfaire une demande d'entreprises du secteur tertiaire attirées par un rapprochement avec la capitale (1h30 de trajet contre 2h50).














