Accueil > Actualités du BTP > Insolite > En Chine, tout se copie... Même la grande muraille qui ne se voit plus de l'espace.

En Chine, tout se copie... Même la grande muraille qui ne se voit plus de l'espace.

09 février 2006
En Chine, tout se copie... Même la grande muraille qui ne se voit plus de l'espace.
Alliant commerce et préservation du patrimoine, les responsables d'un tronçon de la Grande Muraille de Chine près de Pékin ont dressé un faux mur de 80 mètres de long et de 7,5 mètres de haut, où les visiteurs peuvent inscrire des graffitis après avoir versé 124 dollars (plus de 100 euros).Mais le gouvernement a aussi décidé que la muraille de Chine ne sera bientôt plus visible de l'espace dans les manuels scolaires des petits Chinois !

Face à la prolifération des graffitis sur le plus célèbre des monuments chinois, les responsables de la section de Juyongguan, près de Badaling, l'une des parties les plus visitées par les touristes, ont eu l'idée de construire ce faux tronçon constitué de 9.999 briques de marbre, rapporte mercredi le journal "Compétition".

Il en coûtera 999 yuans au visiteur qui voudra laisser sa marque sur une brique. Outre l'argent, l'objectif des responsables est de chercher à préserver la Grande Muraille, visitée par quatre millions de visiteurs par an et cible des graffitis.

Un expert, cité par le journal, estime cependant que les responsables sont plus guidés par l'appât du gain que par la défense du patrimoine.

La Chine a décidé de retirer de ses manuels scolaires le mythe selon laquelle sa célèbre muraille était visible depuis l'espace, après que le premier astronaute chinois eut rapporté que ce n'était pas le cas.

Depuis plusieurs dizaines d'années et encore aujourd'hui les manuels des écoles primaires affirment que la plus célèbre création de l'Empire du milieu est visible à l'oeil nu par un homme dans l'espace. Mais le ministère de l'Education a décidé de les réécrire depuis que le premier astronaute chinois, Yang Liwei, a brisé le mythe en affirmant au retour de ses 21 heures passées en orbite qu'il n'avait pas pu voir la muraille de Chine, a rapporté vendredi le "Times" de Pékin.

Un responsable du ministère a expliqué qu'il avait été demandé à l'imprimeur des manuels d'arrêter la production des livres contenant l'erreur. "Avoir cette erreur imprimée dans nos manuels de primaires est probablement la cause principale de cette fausse idée si répandue", affirme le quotidien.

Le mythe "est un obstacle aux vraies connaissances acquises par nos élèves de primaires", explique Wang Xiang, délégué à la Conférence politique consultative chinoise, un organisme consultatif de l'assemblée populaire réunie la semaine dernière à Pékin, cité par le "Times" de Pékin.

La muraille de Chine s'étend sur plusieurs milliers de kilomètres dans le nord de la Chine mais elle n'est large que de quelques mètres. Selon la NASA, à la différence de nombreuses constructions de l'homme elle n'est pas visible de l'espace car elle n'est pas assez large et qu'elle a été construite avec des matériaux dont la couleur ne ressort pas du paysage alentour.

Les articles associés à Insolite :

Les vidéos associées Insolite

Commenter cet article

Les champs à remplir sont obligatoires pour la publication de votre commentaire.

 

 

Le dépôt de votre commentaire ne nécessite pas d'authentification et sera soumis à la validation de notre modérateur. Veuillez taper les caractères tels qu'ils apparaissent ci-dessous.

Vos réactions | 0 réactions

Newsletter des professionnels du BTP :

Inscrivez-vous à la Newsletter quotidienne du BTP

Les produits de la semaine :

Dossiers partenaires :

Visuel Dossiers partenaires

HAURATON, toutes les solutions de drainage et d'évacuation des...


HAURATON

L'importance de la gestion des ressources en eaux amène à collecter et drainer efficacement et avec une minimum de pertes... lire le dossier HAURATON
Visuel Dossiers partenaires

Bagar® Bag Max, le container géant !


BEISSIER

Venant enrichir sa gamme d’enduits professionnels Bagar®, Beissier signe ici un concept breveté économique et écologique... lire le dossier BEISSIER