
Il en coûtera 999 yuans au visiteur qui voudra laisser sa marque sur une brique. Outre l'argent, l'objectif des responsables est de chercher à préserver la Grande Muraille, visitée par quatre millions de visiteurs par an et cible des graffitis.
Un expert, cité par le journal, estime cependant que les responsables sont plus guidés par l'appât du gain que par la défense du patrimoine.
La Chine a décidé de retirer de ses manuels scolaires le mythe selon laquelle sa célèbre muraille était visible depuis l'espace, après que le premier astronaute chinois eut rapporté que ce n'était pas le cas.
Depuis plusieurs dizaines d'années et encore aujourd'hui les manuels des écoles primaires affirment que la plus célèbre création de l'Empire du milieu est visible à l'oeil nu par un homme dans l'espace. Mais le ministère de l'Education a décidé de les réécrire depuis que le premier astronaute chinois, Yang Liwei, a brisé le mythe en affirmant au retour de ses 21 heures passées en orbite qu'il n'avait pas pu voir la muraille de Chine, a rapporté vendredi le "Times" de Pékin.
Un responsable du ministère a expliqué qu'il avait été demandé à l'imprimeur des manuels d'arrêter la production des livres contenant l'erreur. "Avoir cette erreur imprimée dans nos manuels de primaires est probablement la cause principale de cette fausse idée si répandue", affirme le quotidien.
Le mythe "est un obstacle aux vraies connaissances acquises par nos élèves de primaires", explique Wang Xiang, délégué à la Conférence politique consultative chinoise, un organisme consultatif de l'assemblée populaire réunie la semaine dernière à Pékin, cité par le "Times" de Pékin.
La muraille de Chine s'étend sur plusieurs milliers de kilomètres dans le nord de la Chine mais elle n'est large que de quelques mètres. Selon la NASA, à la différence de nombreuses constructions de l'homme elle n'est pas visible de l'espace car elle n'est pas assez large et qu'elle a été construite avec des matériaux dont la couleur ne ressort pas du paysage alentour.














