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Approche unie des syndicats et patronats sur les salariés sans papiers

12 mars 2010
Approche unie des syndicats et patronats sur les salariés sans papiers
Dans une approche commune inédite, des dirigeants patronaux et syndicaux ont proposé des conditions de régularisation d'un salarié sans papiers, comme avoir « au moins 12 mois d'activité salariée chez un ou plusieurs employeurs ».

Depuis mi-octobre, environ 6000 sans-papiers, dont 1500 intérimaires, se sont mis en grève pour exiger des critères clairs de régularisation par le travail, avec le soutien de onze syndicats ou associations. Une circulaire du ministère de l'Immigration du 24 novembre 2009 n'a pas mis fin au conflit, jugée trop floue par les grévistes et leurs soutiens, qui ont obtenu pour la première fois début mars le ralliement de plusieurs dirigeants patronaux, concrétisé dans un texte commun.

Intitulé
« Approche commune entre employeurs et organisations syndicales sur les conditions d'obtention d'autorisation de travail et de séjour correspondant pour les salariés étrangers », le texte coécrit notamment par la CGPME, Veolia Propreté et les syndicats CFDT, CGT, Sud, Unsa et transmis à l'AFP souligne que « l'emploi d'étrangers sans titre de séjour est une réalité économique aujourd'hui dans notre pays ». « Il est nécessaire de reconnaître de façon apaisée les besoins de certains secteurs d'activité », ajoutent les organisations adhérentes au texte, qui citent nommément le BTP, l'hôtellerie-restauration, le gardiennage-sécurité, le nettoyage et le nettoiement, les services à la personne, la sous-traitance et le travail temporaire.

La déclaration remise au ministère du Travail

Parmi les neuf conditions cumulatives de régularisation listées dans le document, il faudrait « pouvoir apporter la preuve d'une activité salariée chez un ou plusieurs employeurs, d'au moins 12 mois, au jour de la demande », autrement dit douze bulletins de paye. La circulaire Besson mentionne simplement « une durée significative de séjour habituel en France et l'exercice antérieur d'un emploi déclaré » parmi les motifs à prendre en compte par les préfectures.

Le texte a été remis au ministère du Travail mais celui-ci indiquait à l'AFP ne pas l'avoir reçu officiellement, ajoutant qu'il ne s'agit encore que de « question de régularisation, donc pas de notre compétence ». Une annexe à la circulaire est un peu plus précise (12 mois dans la même entreprise ou le même groupe) mais il s'agit d'un « document de synthèse des bonnes pratiques des services instructeurs » qui ne limite pas le pouvoir « discrétionnaire » des préfets dans l'examen individuel des dossiers. On estime officiellement qu'il y a entre 200 000 et 400 000 travailleurs en situation irrégulière en France.

B.P (source AFP)

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Vos réactions | 3 réactions Toutes les réactions

1 - miral01 le 04 mai 2010

Comme le demande Manou, j'aimerais qu'on me dise comment on fait pour employer régulièrement, c'est à dire pas au black, n'importe quelle personne qui ne possède pas de titre de séjour valable. A ce que je sache, pour qu'un employeur soit en règle, il doit déclarer son nouvel embauché à l'URSSAF, et faire figurer ses coordonnées sur son bulletin de salaire. Où trouve-t-il tous ces renseignements ?Il les invente, et l'Urssaf, les impôts, toutes le administrations les enregistrent, ces employés possèdent un compte bancaire puisqu'il est interdit de verser un salaire en liquide, tous ces gens consomment, paient des taxes, se font soigner puisqu'ils sont assurés sociaux, et tout d'un coup on vient leur dire "Heraus, schnell". Messieurs les employeurs, messieurs du gouvernement, vous vous foutez de notre gueule, vous n'êtes que des négriers. Qu'un petit artisan essaie d'en faire autant, on verra combien de temps çà durera. Alors gardons ces gens qui ont envie de travailler et leur famille, et foutons dehors tous ceux qui vivent à nos crochets en connaissant parfaitement toutes les combines pour vivre chez nous gratuitement, et en plus se plaindre et nous considérer surtout comme des racistes!

 

 

2 - manou le 12 mars 2010

Expliquez-moi comment peut-on employer des personnes sans papiers, y a-t-il un laisser aller de la part de l'administration. Comment lutter contre le travail au noir, dans c'est cas là. Moi je ne peux pas employer une personne sans passer par l'URSSAF ....????

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