
Quatre idées maîtresses seront déclinées dans cette campagne qui se veut résolument "pédagogique": le prêt à taux zéro (PTZ), la TVA à 5,5% pour les logements en zone de rénovation urbaine, l'acquisition différée du bâti et du foncier et la maison à 100.000 euros. Pour Jean-Louis Borloo, la maison à 100.000 euros, mesure emblématique du plan de cohésion sociale de son ministère, "peut aussi bien être une construction individuelle que partie d'un bâtiment collectif". Surtout, le ministre a choisi de mettre en valeur le "portage différé", opérationnel à partir de janvier, qui permettra d'acquérir le bâti avant le foncier. "Une gigantesque révolution", a averti M. Borloo en précisant que l'acquéreur aura le choix de différer l'achat de son logement par rapport à celui du terrain sur lequel il sera construit, avec l'aide de la Caisse des dépôts (CDC) et l'Union d'économie sociale pour le logement (UESL).
Cette campagne destinée au grand public doit prendre le relais d'une campagne déjà engagée auprès des collectivités locales et des organismes professionnels pour qu'ils soient à même d'informer et d'aider les particuliers à s'y retrouver dans le maquis des textes administratifs. La publication de guides pratiques pour le grand public d'une part, pour les élus et les professionnels d'autre part, devrait permettre de répondre "à toutes les questions", assure-t-on au ministère. En France, 57,2% de la population est propriétaire de sa résidence principale.
"L'habitat structure l'individu" et "la propriété est un outil indispensable à l'équilibre personnel", a insisté M. Borloo, qui assure qu'avec l'aide de toutes les mesures existantes, "un bien de 125.000 euros passe à 100.000 euros". "L'ensemble des dispositifs permet de réduire de 30% le prix de l'acquisition", a-t-il assuré. Partant du principe que "l'allongement de la durée de vie rend la location deux fois plus chère", le ministre a souhaité qu' "arrivée à la retraite, toute personne qui le désire puisse être propriétaire de son logement et ses emprunts remboursés" pour "ne pas ajouter une fragilité économique à une fragilité physique".
Cette campagne, menée conjointement par le ministère de la Cohésion sociale et l'Agence nationale de l'habitat (Anah), satisfait les professionnels, constructeurs, promoteurs, banquiers. Présents lundi au ministère, ils ont déploré le manque d'information des futurs acquéreurs, notamment sur les conditions d'octroi du prêt à taux zéro qui vient d'être élargi à l'immobilier ancien.














