
L'Assemblée nationale puis le Sénat ont définitivement adopté le projet de loi qui transcrit les engagements pris par les acteurs du Grenelle 1, près de deux ans après les premières tables rondes qui s'étaient tenues en octobre 2007.
Ce texte inscrit les grands objectifs retenus par les tables rondes d'octobre et de décembre 2007, au nombre desquels l'accélération de la rénovation thermique des bâtiments, du développement des énergies renouvelables et des transports alternatifs à la route, la création de la trame verte et bleue, la réduction de moitié des pesticides en 10 ans sous réserve de l'existence de techniques alternatives, et un véritable régime de partenaires environnementaux pour les organisations environnementales expertes et représentatives.
Remanié par les parlementaires, le Grenelle 1 contient aussi des mesures concrètes comme le retrait de la vente, à compter de 2010, des ampoules à incandescence, la création d'un carnet de santé du salarié retraçant les expositions aux substances dangereuses ou un plan d'urgence pour les abeilles. Pour les associations écologistes qui ont déploré la lenteur du processus « l'objectif est de dépasser cette loi ». Dans un communiqué, Arnaud Gossement, porte-parole de la fédération France nature environnement (FNE, 3.000 associations) a déclaré que « le Grenelle 1 est désormais derrière nous et il faut maintenant faire vivre le dialogue environnemental ».
Bruno Poulard