Pendant deux ans, l'Hôtel Cabrières Sabatier d'Espeyran a fait l'objet de travaux de restauration, pour plus de 4 millions d'euros financés à 70% par l'Agglomération de Montpellier. Ses salons d'apparat notamment (exceptionnels salon vert et salon rouge du premier étage) ont été restitués à l'identique, avec leurs tentures, leurs soieries et leur ensemble mobilier. Le département des arts décoratifs du musée Fabre offre ainsi un témoignage unique de la société bourgeoise montpelliéraine de la fin du XIXe siècle.
Légué en 1967, avec son ensemble mobilier, par Renée Frédéric Sabatier à la ville de Montpellier, L'Hôtel de Cabrières-Sabatier d'Espeyran fut construit en 1875 pour le grand-père de la donatrice, membre de la haute société montpelliéraine. Jouxtant le musée Fabre, donnant sur l'esplanade, au centre de la capitale du Languedoc, le bâtiment est intimement lié aux bouleversements urbains et à la mutation hausmanienne de Montpellier, au XIXe siècle.
Les collections de meubles et d'objets d'art du XVIIIe siècle de la famille Sabatier d'Espeyran se sont enrichies notamment, en 2002, du legs d'un antiquaire, Jean-Pierre Rouayroux, d'un ensemble de 55 meubles et objets d'art. C'est au rez-de-chaussée du bâtiment que sont exposées les quelque 500 pièces qui composent la collection de céramiques, avec des faïences
européennes du XVIe au XVIIIe siècles et des porcelaines occidentales et extrêmes-orientales. Les collections offrent nombre de pièces d'orfèvrerie.
B.P (source AFP)