
Reliant Trentemoult, sur la rive sud de la Loire, à la gare maritime, sur la rive nord, la navette de 17,50 m et d'une capacité de 80 passagers et cinq vélos permet d'éviter le passage des ponts de l'île de Nantes, point noir de la circulation nantaise.
"Il ne faut pas voir les navettes sous un angle complètement ludique, elles font partie intégrante de la politique de déplacement de la ville. C'est une offre alternative, un élément supplémentaire d'une offre de services", explique le député maire socialiste et président de Nantes Métropole, Jean-Marc Ayrault.
Location de vélos
Ainsi, Luc, un cycliste afficionado de la navette, l'utilise depuis le 19 juin trois fois par jour pour rejoindre sa résidence à Rezé, au sud de Nantes. "Avant je prenais ma voiture", explique-t-il. "Du point de vue temps, ça revient au même mais je n'ai plus le souci de me garer". La première navette fluviale, qui sera rejointe en février par une seconde adaptée aux personnes à mobilité réduite, est intégrée au réseau de transports urbains (Tan) de Nantes Métropole qui a confié l'exploitation fluviale à la société "Marine et Loire" (Finist'Mer), propriétaire de la navette.
Un troisième "navibus" est en cours d'expérimentation sur l'Erdre, avec des essais techniques pour lui permettre d'emprunter un tunnel sous le centre-ville de Nantes. Ces innovations, selon M. Ayrault, doivent permettre de "répondre au défi de l'encombrement des villes". Pour toutes ces initiatives, dont les navettes fluviales dans lesquelles elle a investi près de deux millions d'euros, Nantes Métropole a été récompensée en septembre par le Mobility Award (Prix de la mobilité) de la Commission européenne.
L'agglomération de 550.000 habitants envisage désormais de suivre l'exemple de la communauté urbaine de Lyon et de son "Vélo'v" (prononcez "V-love"), un système innovant de location de vélos. Une consultation et un appel d'offre devraient prochainement être lancés. Dans le contexte de hausse du prix du baril de pétrole, "c'est vraiment le moment si on veut faire évoluer les comportements", assure M. Ayrault.














