
Le président cubain Raul Castro a décidé d'autoriser la construction de maisons par des particuliers, un domaine réservé jusqu'ici à l'Etat, pour faire face à une crise du logement aggravée par les dégâts du passage de trois ouragans sur l'île en 2008.
M. Castro, 77 ans, a fait cette annonce à l'occasion de la visite d'un nouveau quartier à Santiago de Cuba (900 km au sud-est de La Havane), composé de "pétromaisons" fabriquées à partir de dérivés du pétrole fournis par le Venezuela. « Ne pas interdire, leur dire qu'ici, oui, vous pouvez construire (...) et fabriquer votre maison avec ce que vous pouvez », a déclaré le chef de l'Etat, cité par le journal télévisé local.
L'île de Cuba fait face à une grave crise du logement, encore aggravée par le passage de trois ouragans l'an dernier, qui ont provoqué des dégâts estimés à 10 milliards de dollars et détruit ou endommagé un demi-million d'habitations. Raul Castro a estimé qu'il faudrait trois à six ans pour réparer ces dégâts. Un programme gouvernemental de construction de 100.000 logements par an, approuvé il y a trois ans et demi, n'a été réalisé qu'à moitié jusqu'ici.
« Ce qu'il faut ici, ce sont des centaines de milliers de maisons » et la création d'une véritable base industrielle pour développer l'habitat, « et nous allons le faire », a affirmé le président cubain qui a remplacé son frère Fidel Castro, malade, à la tête de l'Etat.
Bruno Poulard (avec AFP)
L'île de Cuba fait face à une grave crise du logement, encore aggravée par le passage de trois ouragans l'an dernier, qui ont provoqué des dégâts estimés à 10 milliards de dollars et détruit ou endommagé un demi-million d'habitations. Raul Castro a estimé qu'il faudrait trois à six ans pour réparer ces dégâts. Un programme gouvernemental de construction de 100.000 logements par an, approuvé il y a trois ans et demi, n'a été réalisé qu'à moitié jusqu'ici.
« Ce qu'il faut ici, ce sont des centaines de milliers de maisons » et la création d'une véritable base industrielle pour développer l'habitat, « et nous allons le faire », a affirmé le président cubain qui a remplacé son frère Fidel Castro, malade, à la tête de l'Etat.
Bruno Poulard (avec AFP)














