
Le cimentier suisse Holcim a indiqué le 13 septembre avoir obtenu une compensation de 650 millions de dollars (507 millions d'euros) pour la nationalisation de sa filiale vénézuélienne, entrée en vigueur en juin 2008.
"Holcim a signé un accord avec la République bolivarienne du Venezuela sur les modalités de compensation de la nationalisation de juin", a expliqué le groupe dans un communiqué. "Le montant total de la compensation convenue est de 650 millions de dollars, dont un premier versement de 260 millions de dollars a été reçu", a-t-il précisé. Il a également indiqué que les 390 millions restants seront "payés en quatre versements annuels égaux".
"Nous estimons que c'est certainement inférieur à la valeur de marché" des entreprises nationalisées, a affirmé à l'AFP un porte-parole du groupe, Peter Gysel. L'accord signé entre le cimentier et le Venezuela met un terme à une procédure engagée par Holcim auprès de la Banque mondiale, a expliqué le groupe.
En août 2008, le gouvernement vénézuélien avait en effet annoncé avoir accepté de payer 267 millions de dollars pour racheter 89% de la filiale locale du groupe français Lafarge et 552 millions pour acquérir 85% de celle du suisse Holcim. Mais en l'absence de paiement, Holcim avait déposé des recours devant le tribunal d'arbitrage international de la Banque mondiale - le Centre international de règlement des litiges relatifs aux investissements (CIADI) - en mars 2009.
1% du CA du Groupe
Les deux cimenteries de Holcim au Venezuela ont une capacité annuelle de 2,9 millions de tonnes et, au total, les activités du groupe dans le pays contribuaient à hauteur de 1%, soit 200 millions de dollars, au chiffre d'affaires du groupe, selon les experts. Depuis 2007, le président du Venezuela, Hugo Chavez, allié du régime communiste de Cuba, a procédé à la nationalisation de toute une série d'entreprises issues d'autres secteurs stratégiques comme les télécommunications, l'électricité et le pétrole.
Laurent Perrin (source AFP)
"Nous estimons que c'est certainement inférieur à la valeur de marché" des entreprises nationalisées, a affirmé à l'AFP un porte-parole du groupe, Peter Gysel. L'accord signé entre le cimentier et le Venezuela met un terme à une procédure engagée par Holcim auprès de la Banque mondiale, a expliqué le groupe.
En août 2008, le gouvernement vénézuélien avait en effet annoncé avoir accepté de payer 267 millions de dollars pour racheter 89% de la filiale locale du groupe français Lafarge et 552 millions pour acquérir 85% de celle du suisse Holcim. Mais en l'absence de paiement, Holcim avait déposé des recours devant le tribunal d'arbitrage international de la Banque mondiale - le Centre international de règlement des litiges relatifs aux investissements (CIADI) - en mars 2009.
1% du CA du Groupe
Les deux cimenteries de Holcim au Venezuela ont une capacité annuelle de 2,9 millions de tonnes et, au total, les activités du groupe dans le pays contribuaient à hauteur de 1%, soit 200 millions de dollars, au chiffre d'affaires du groupe, selon les experts. Depuis 2007, le président du Venezuela, Hugo Chavez, allié du régime communiste de Cuba, a procédé à la nationalisation de toute une série d'entreprises issues d'autres secteurs stratégiques comme les télécommunications, l'électricité et le pétrole.
Laurent Perrin (source AFP)














