
Seule ombre au tableau pour ce 3ème trimestre, la croissance attise les tensions sur les marges. Si l'événement porte sur la hausse du prix du pétrole, avec ses conséquences sur les coûts des carburants, mais aussi des matériaux comme le ciment, PVC, etc. , celui ci venant se rajouter au phénomène de l'envolée des prix de l'acier ; il n'en est pas le plus important. Le problème viendrait plus de la main d'uvre, qui se fait d'autant plus rare que le volume d'activité augmente. Or la masse salariale représente près de 60% des coûts des entreprises.
Ainsi en dépit d'une augmentation des prix de 3.8% en glissement annuel, la hausse des coûts demeure supérieure puisqu'elle s'établit à 5.2%. Cette augmentation de la masse salariale est à mettre en parallèle avec le travail qui est fait sur le terrain afin de rendre plus attractif les métiers du bâtiment vis à vis des jeunes et des moins jeunes. C'est donc aussi le " prix à payer " pour produire et répondre à l'activité.
L'attractivité du secteur reste donc une priorité absolue de
la CAPEB. Le recrutement reste le problème numéro 1 des entreprises
artisanales du bâtiment. Ainsi pour 20% des entreprises qui ont cherché
à recruter au cours du second trimestre, seulement la moitié d'entre
elles y sont parvenues.
Parmi ces entreprises, les maçons sont particulièrement éprouvés
dans leur recherche de personnel. Ces difficultés s'expliquent en partie
par la pyramide des âges assez marquée de cette profession qui
compte beaucoup d'artisans proches de la retraite. Le problème de ce
secteur reste donc la pénurie de jeunes s'intéressant à
ce métier.
Malgré tout, pour faire face aux carnets de commandes et les honorer, les entreprises se doivent d'embaucher. Elles recrutent donc " par défaut ", un personnel insuffisamment qualifié au regard de ce qu'elles recherchent.
Si on conjugue ce problème lié à la croissance de l'activité, avec les besoins de renouvellement (1/3 des chefs d'entreprises artisanales du BTP a plus de 50 ans et devra céder la main dans les 10 ans qui viennent), on peut sans peine en déduire que la pénurie est inéluctable et que les potentiels d'embauches sont massives.
Encore faut-il que le secteur soit attractif et offre des perspectives et des
conditions intéressantes.














