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Approche unie des syndicats et patronats sur les salariés sans papiers

Approche unie des syndicats et patronats sur les salariés sans papiers
Dans une approche commune inédite, des dirigeants patronaux et syndicaux ont proposé des conditions de régularisation d'un salarié sans papiers, comme avoir « au moins 12 mois d'activité salariée chez un ou plusieurs employeurs ».

Depuis mi-octobre, environ 6000 sans-papiers, dont 1500 intérimaires, se sont mis en grève pour exiger des critères clairs de régularisation par le travail, avec le soutien de onze syndicats ou associations. Une circulaire du ministère de l'Immigration du 24 novembre 2009 n'a pas mis fin au conflit, jugée trop floue par les grévistes et leurs soutiens, qui ont obtenu pour la première fois début mars le ralliement de plusieurs dirigeants patronaux, concrétisé dans un texte commun.

Intitulé
« Approche commune entre employeurs et organisations syndicales sur les conditions d'obtention d'autorisation de travail et de séjour correspondant pour les salariés étrangers », le texte coécrit notamment par la CGPME, Veolia Propreté et les syndicats CFDT, CGT, Sud, Unsa et transmis à l'AFP souligne que « l'emploi d'étrangers sans titre de séjour est une réalité économique aujourd'hui dans notre pays ». « Il est nécessaire de reconnaître de façon apaisée les besoins de certains secteurs d'activité », ajoutent les organisations adhérentes au texte, qui citent nommément le BTP, l'hôtellerie-restauration, le gardiennage-sécurité, le nettoyage et le nettoiement, les services à la personne, la sous-traitance et le travail temporaire.

La déclaration remise au ministère du Travail

Parmi les neuf conditions cumulatives de régularisation listées dans le document, il faudrait « pouvoir apporter la preuve d'une activité salariée chez un ou plusieurs employeurs, d'au moins 12 mois, au jour de la demande », autrement dit douze bulletins de paye. La circulaire Besson mentionne simplement « une durée significative de séjour habituel en France et l'exercice antérieur d'un emploi déclaré » parmi les motifs à prendre en compte par les préfectures.

Le texte a été remis au ministère du Travail mais celui-ci indiquait à l'AFP ne pas l'avoir reçu officiellement, ajoutant qu'il ne s'agit encore que de « question de régularisation, donc pas de notre compétence ». Une annexe à la circulaire est un peu plus précise (12 mois dans la même entreprise ou le même groupe) mais il s'agit d'un « document de synthèse des bonnes pratiques des services instructeurs » qui ne limite pas le pouvoir « discrétionnaire » des préfets dans l'examen individuel des dossiers. On estime officiellement qu'il y a entre 200 000 et 400 000 travailleurs en situation irrégulière en France.

B.P (source AFP)

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miral01 le 4 mai 2010 à 06h30

Emploi de sans-papiers

Comme le demande Manou, j'aimerais qu'on me dise comment on fait pour employer régulièrement, c'est à dire pas au black, n'importe quelle personne qui ne possède pas de titre de séjour valable. A ce que...

manou le 12 mars 2010 à 09h58

sans papier

Expliquez-moi comment peut-on employer des personnes sans papiers, y a-t-il un laisser aller de la part de l'administration. Comment lutter contre le travail au noir, dans c'est cas là. Moi je ne peux...

DANIEL74 le 12 mars 2010 à 08h44

sans papier

Force doit rester à la loi. Si des subventionnés corporatistes s'opposent à la Loi et à la culture de notre pays, ils doivent sur leurs fonds propres payer leur crime. Accueillir l'autre qui accepte nos...

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