Le décret "Airbnb" mis en œuvre dès décembre à Paris Collectivités territoriales | 30.06.17

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Le 30 avril dernier était publié au Journal officiel le fameux « décret Airbnb », censé permettre aux villes de mieux contrôler l’usage des plateformes de locations de courtes durées. Une mesure que la Ville de Paris a décidé d’adopter, et de mettre en application dès décembre prochain afin d’éviter les abus. De bon augure pour les hôteliers franciliens, dont l’activité était grandement concurrencée par les utilisateurs de ces services.
Ville la plus touristique de France, Paris s’est déclarée ce 29 juin favorable à l’application du décret ‘’Airbnb’’, grâce auquel les communes de plus de 200 000 habitants doivent pouvoir « combattre les abus et notamment les dépassements de la durée maximale de 120 jours par an de mise en location ».

Ainsi, après l’adoption de la mesure par le Conseil de Paris prévue la semaine prochaine, le décret devrait être mis en place en octobre, avant d’être rendu obligatoire en décembre prochain. Dans ce cadre, les biens meublés faisant l’objet d’une location de courte durée disposeront désormais d’un code d’enregistrement permettant de vérifier que la durée maximale de location ne soit pas dépassée.

« Avec ce numéro d’enregistrement, nous pourrons surveiller le nombre de nuits maximales », toutes plateformes confondues, car « chaque logement ne peut avoir qu’un seul numéro d’enregistrement », a déclaré Bruno Julliard, premier adjoint d’Anne Hidalgo. Il a néanmoins reconnu qu’il « est très difficile aujourd’hui d’évaluer si la loi est respectée ».

En outre, les plateformes seront dans l’obligation de communiquer le nombre de nuitées par numéro, que la Ville de Paris sera ensuite en mesure de totaliser grâce à des dispositifs techniques nécessitant encore d’être précisés. Avec plus de 65 000 logements mis en location par le biais de cette plateforme, la capitale française est aujourd’hui l’un des premiers marchés du monde.

« Nous sommes très déterminés », a fait savoir Bruno Julliard, précisant qu’une baisse du nombre de nuits autorisées pourrait également être envisagée ultérieurement.

F.C (avec AFP)
Photo de Une : ©Fotolia
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