Pas de financement pour le projet de tram-train à la Réunion Collectivités territoriales | 02.06.10

Partager sur :
Initié par l'ancienne majorité, le projet de tram-train d'un coût de 1,6 milliard d'euros a été abandonnée par le conseil régional de la Réunion, à présidence UMP, le gouvernement ayant refusé d'apporter le complément de financement.

Après avoir reçu dans la matinée une délégation du consortium Tram'Tiss, attributaire du marché et constitué notamment de Bouygues, Véolia, Axa, et Bombardier, la Région a publié un communiqué pour déclarer caduc le contrat signé par l'ancien président Paul Vergès (PCR) le 2 décembre 2009. Une clause de ce contrat accordait à la Région un délai de six mois, éventuellement renouvelable, « pour obtenir un financement complémentaire » auprès de l'Etat, indique la Région. Ce délai expirait lundi soir. La Région a indiqué que l'aide de l'Etat de 435 millions serait redéployée pour le financement d'une liaison routière et un TSCP-bus (transport en commun en site propre).

Paul Vergès avait réclamé au gouvernement une « dotation ferroviaire » d'un montant de 80 millions d'euros par an, pendant 45 ans, destinée à permettre à la collectivité de boucler le financement du projet. Cette somme était destinée à rembourser le groupement Tram'Tiss qui devait investir près de 800 millions d'euros dans le projet, dans le cadre du contrat de partenariat public-privé. « Le chef du gouvernement a répondu défavorablement à cette demande », a indiqué la Région.

Dans un courrier daté de jeudi, le Premier ministre François Fillon avait indiqué à l'actuel président de région Didier Robert (UMP) que le gouvernement « ne prévoit pas d'attribuer à la région Réunion une dotation de fonctionnement affectée au tram-train, sous forme de dotation ferroviaire ou sous toute autre forme que ce soit ». Le projet de tram-train, d'un coût de 1,6 milliard d'euros, devait permettre de réaliser une voie ferrée de 40 kms reliant le nord et l'ouest de l'île et desservant cinq communes, dont le chef lieu Saint-Denis. Le groupement Tram'Tiss n'a pas souhaité réagir à la fin du projet, attendant un courrier officiel de la Région. Le 13 avril, il avait menacé la Région de devoir payer un lourd dédommagement en cas de rupture unilatérale de contrat.

B.P (source AFP)

Redacteur

filter_list Sur le même sujet

Grand Paris : le financement des chantiers de la ligne 11, du RER A et d'Eole validé

Grand Paris : le financement des chantiers de la ligne 11, du RER A et d'Eole validé

Le 24 novembre, le conseil de surveillance de la société du Grand Paris a autorisé le président du directoire à signer trois conventions de financement portant sur les prolongements respectifs de la ligne 11 et du RER Eole ainsi que sur la modernisation du RER A pour un montant de 276 millions d'euros. Cette décision intervient quatre jours après l'adoption par le Conseil régional d'Ile-de-France de ces trois conventions de financement.
La nouvelle taxe carbone entrera en vigueur le 1er juillet

La nouvelle taxe carbone entrera en vigueur le 1er juillet

Après l’annulation de la taxe carbone par le Conseil Constitutionnel, le gouvernement planche sur une nouvelle version de la taxe carbone qui doit entrer en vigueur le 1er juillet prochain. Les 1018 sites industriels français les plus polluants, exonérés de taxe carbone dans le projet de loi initial, paieront une taxe à « taux réduit ».
Le Grand Paris Express au cœur d’une consultation entre le gouvernement et les élus franciliens

Le Grand Paris Express au cœur d’une consultation entre le gouvernement et les élus franciliens

Le gouvernement partagerait-il les inquiétudes de la Cour des comptes ? Il y a quelques jours, l’organisme redoutait un dépassement des coûts annoncés pour le projet du Grand Paris Express – un problème également pointé du doigt par Edouard Philippe. Aussi le Premier ministre a-t-il décidé d’ouvrir, ce mardi 23, une concertation avec les élus franciliens, au risque de retarder le calendrier du chantier du futur métro. Les détails.
L’Italie confirme sa participation au projet Lyon-Turin

L’Italie confirme sa participation au projet Lyon-Turin

La ligne ferroviaire Lyon-Turin verra bien le jour. L’Italie a en effet confirmé sa participation après plusieurs mois de revirements liés au désaccord internes au gouvernement, partagé entre La Ligue de Matteo Salvini, favorable au projet, et le Mouvement 5 Etoiles de Luigi di Maio, qui y est défavorable. Guiseppe Conte, premier ministre italien, a finalement annoncé l’engagement de l’Italie ce vendredi 26 juillet, estimant qu’arrêter le chantier à ce stade coûterait plus cher au pays que de le continuer.

En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies afin de nous permettre d'améliorer votre expérience utilisateur. En savoir plus

Accepter