La ouate de cellulose, l'isolant du « 21e siècle » selon l'ECIMA Eco-construction | 22.11.19

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L’enquête TREMI (Travaux Rénovation Energétique des Maisons Individuelles) publiée par l’ADEME en 2018, montre que huit ménages français sur dix ont cité l’amélioration du confort lors qu’il est question d’isolation et d’économie d’énergie. Dans un communiqué, l’association ECIMA, qui regroupe des fabricants de ouate de cellulose, revient sur les avantages de cet isolant. Explications.

Les résultats de l’enquête TREMI publiée par l’ADEME en 2018, ont démontré une évolution quant aux exigences des ménages français lorsqu’il était question de l’isolation et des économies d’énergie. Face à cette évolution, l’association ECIMA met en avant un isolant écologique économique et sans danger encore peu connu, à savoir la ouate de cellulose.

S'il est peu utilisé en France, les pays scandinaves en sont au contraire, très familiers. En Finlande, une maison sur deux est protégée du froid ainsi que de la chaleur grâce à la ouate de cellulose.

 

Qu’est-ce que la ouate de cellulose ?

Issu du recyclage de vieux papiers de journaux et magazine, l’utilisation de la ouate de cellulose permet de réduire considérablement les impacts environnementaux grâce notamment à ses économies d’énergies.

« En plus d’être vertueuse pour l’environnement, la ouate de cellulose est un excellent isolant thermique et phonique, permettant d’importantes économies d’énergie et apportant plus de confort toute l’année » a déclaré Denis Fourkal, président d’ECIMA.

Constituée comme une éponge, la ouate de cellulose absorbe l’excédent d’humidité, le conserve puis le restitue lorsque l’atmosphère devient plus sèche. Ses fibres non irritantes, et un niveau de composés organiques volatils très bas, font de la ouate de cellulose un isolant sain.

Par ailleurs, les traitements appliqués lors de la fabrication rendent la ouate de cellulose ininflammable, assurent sa longévité, et empêchent moisissures, rongeurs ou micro-organismes de s’y installer.

Dans une étude scientifique, Jonathan Brilliand-Le-Morellec, ingénieur support technique, a démontré que « la ouate de cellulose permet une économie de 26,4 % d’énergie par rapport à la laine de verre. Concrètement, la maison isolée avec la ouate de cellulose s’est avérée être plus chaude de 4°C. »

 

Il existe différentes manières d’appliquer la ouate de cellulose :

  • Le soufflage en combles perdus, qui est l’application principale utilisée en France grâce à ses avantages, tels que le déphasage, la durabilité de l’isolation ou encore, son bilan carbone positif.
  • L’insufflation en planchers (à une masse volumique comprise entre 40 et 60 kg par m3 en fonction de la nature et de la taille de la cavité.)
  • Le flocage ou la projection humide qui consiste en une application sous pression, à l’aide d’une machine pneumatique, de la ouate de cellulose, associée à une faible quantité d’eau.

Quant au prix de l’isolant ? Son coût de mise en œuvre et d’achat le place de façon avantageuse, précise Thomas Bonnin, architecte. « Lorsque l’on fait un classement par les prix, la ouate de cellulose se situe à peine au-dessus de la laine de verre, mais mieux que d’autres isolants biosourcés comme la laine de bois. C’est assurément l’isolant écologique le mieux placé sur le plan économique », indique-t-il.

 

D.T

Photo de Une: ©Adobe Stock

Redacteur

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