Une maison BBC à énergie positive Saint-Gobain sortie de terre Eco-construction | 07.07.11

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Pour la première fois dans l’histoire de Saint-Gobain, quinze des principales sociétés du groupe ont associé leurs efforts pour faire sortir de terre un pavillon à énergie positive, la Maison 2020. Pierre-André de Chalendar nous a convié à découvrir, dans un lotissement des années 80, une jolie maison prête pour relever le défi lancé par le Grenelle de l’Environnement.

Un projet éco-responsable et multi-confort

Dans une zone pavillonnaire tranquille à Beaucouzé, à la périphérie d’Angers, une famille éco-responsable et une architecte ont décidé de relever le défi de mettre en œuvre l’habitat des années 2020. Avec l'apport du groupe français Saint-Gobain, une maison individuelle plutôt élégante, répondant à la norme BBC et à énergie positive, a été bâtie avec des solutions d’aujourd’hui et pour un surcoût de 10 à 15% de plus qu’une construction standard de 2011, selon le groupe.

C’est une belle vitrine pour les sociétés de Saint-Gobain qui ont fait l’effort de se coordonner pour répondre à cette demande sans aller jusqu’à construire un prototype qui serait juste un démonstrateur de leur savoir-faire. Cette maison, bientôt habitée par une vrai famille de quatre personnes, tout architecte informé, tout artisan bien formé peut la mettre en œuvre dès 2011. Et Pierre-André de Chalendar, PDG du Groupe Saint-Gobain l’affirme « Si la France avait du retard par rapport à l’Allemagne, l’Autriche ou les pays du nord de l’Europe, le Grenelle de l’Environnement nous a poussé à rattraper notre retard », et cette maison en est la preuve.

Des solutions d’aujourd’hui pour une véritable éco-construction

Si certaines des solutions présentées n’en sont qu’à leur début, elles s’appuient toutes sur des procédés qui ont fait leur preuves et elles sont toutes commercialisées, notamment chez les distributeurs liés au groupe Saint-Gobain. Tout constructeur qui se respecte peut proposer à ses clients une maison de ce type pour un surcoût amortissable, selon ses promoteurs, sur une quinzaine d’année.

Résumons les principaux choix faits par l’équipe du projet :
- la conception est bioclimatique, afin de bénéficier des apports énergétiques naturels. Elle est aussi conçue pour être accessible aux personnes à mobilité réduite et aux personnes âgées,
- l’étanchéité à l’air est totale et l’isolation particulièrement performante,
- les énergies renouvelables sont largement mises en avant, des panneaux solaires photovoltaïques et thermiques au puits canadien en passant par la récupération des eaux pluviales,
- les équipements techniques ont été choisi pour s’inscrire parfaitement dans le programme, sans amener pour autant une complexité de gestion particulière,
- les impératifs de qualité sanitaire ont été favorisés
- l’impact environnemental est minimum, conformément à la démarche HQE™.

Un résultat convaincant et à suivre

Si cette maison est une vrai maison à vivre, conçue pour une vraie famille, c’est aussi une expérience qui sera suivie de près. Car si les performances sur le papiers sont séduisantes (production énergétique de 61 kWh/m2 / an, pour une consommation de 39 kWh/m2 / an, soit une solde positif de 22 kWh/m2 / an) il reste à vérifier ces performances en réel. La maison est donc bardée de capteurs, reliés à une centrale de transmission des données. Et au bout du fil, l’Institut Supérieur de la Santé et des Bioproduits d’Angers (ISSBA) et le Centre de Recherche de Saint-Gobain confronteront les paramètres théoriques à ceux issus de la vraie vie de la maison.

Laissons le mot de la fin à Laure Levanneur, l’architecte et à Maurice Manceau, le Directeur Habitat France de Saint-Gobain. « Nous avons initié la réalisation de la Maison Multi-Confort avec pour objectif de bâtir une maison saine, à basse consommation et à énergie positive » indique Maurice Manceau. Et l’Architecte d’ajouter « J’ai pensé cette maison selon une conception bioclimatique, qui répond à un vrai projet de vie …et il s’agit d’une maison standard, reproductible dans toutes les régions françaises, en respectant les contraintes locales ». Souhaitons donc voir pousser beaucoup d’autres maisons de ce type.

Régis Bourdot

Redacteur

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