Climat des affaires : la tendance est à la stabilité mais…

Vie des sociétés | 02.07.18
Partager sur :
Climat des affaires : la tendance est à la stabilité mais…  - Batiweb
L’Observatoire Français de l’Industrie, du Commerce et des Services (OFICeS) a dévoilé, le 28 juin dernier, les résultats de son baromètre sur le Climat des Affaires. Si 39% des sondés jugent que la situation économique de leur entreprise est « stable », 72% n’envisagent pas d’investir dans les 6 prochains mois. En cause, les charges salariales et patronales ou encore les lourdeurs administratives. Précisions.
Pour cette 3ème édition, l’OFICes a interrogé plus de 2 000 dirigeants de TPE et PME sur leur perception du Climat des Affaires.

39% des sondés considèrent la situation économique de leur entreprise « identique » par rapport à la même période l’an passé, tandis qu’elle semble « moins bonne » pour 33% des interrogés.

Sur ces trois derniers mois, la situation a été « stable » pour 39% des sondés. Quant à la tendance pour ces six prochains mois ? 35% des chefs d’entreprises misent sur une stabilisation de leur activité tandis que 26% tablent sur une tendance à la baisse.

Quelle tendance dans le BTP ? Elle est similaire. La différence ? S’ils étaient 42% au 4e trimestre 2017 à estimer que la tendance économique des 6 prochains mois serait « positive », ils ne sont plus que 36%. Les sondés ayant misé sur une tendance baissière sont également plus nombreux, passant de 17% à 25%.

Les freins à l’investissement

72% des sondés ont indiqué ne pas envisager d’investir ces six prochains mois. Quels sont les freins au développement de l’activité ? 82% citent les charges salariales et patronales (93% dans le BTP), 64% les lourdeurs administratives (71% dans le BTP), plus de 45% évoquent la situation économique du marché.

Suivent les délais de paiement qui pénalisent davantage certains secteurs tels que le BTP (32% vs 25% pour l’ensemble des dirigeants) et la difficulté d’obtenir un financement bancaire (20% vs 17% pour l’ensemble des sondés).

L’OFICeS précise que les entreprises du secteur estime que « Rien n'épargne le BTP ». Ainsi, « ils sont plus nombreux à citer l'ensemble des facteurs comme des freins au développement. »

Les facteurs de développement

Si les freins sont nombreux, quels facteurs pourraient venir booster l’activité ?

85% des acteurs de la construction citent la reprise économique, 47% un plan d’économie sur les charges, 7% une meilleure visibilité sur internet, 9% l’embauche de commerciaux et enfin 7%, un rapprochement avec un concurrent ou encore un rachat.

Quels sont les critères de choix d’un fournisseur ?

Le baromètre s’est également intéressé aux critères prioritaires de choix d’un fournisseur. S’agissant d’équipements, le prix est déterminant pour 77%. Suivent le produit (61%) et la garantie (48%). A noter que l’aspect éco-responsable de l’équipement n’est cité qu’à 8%.

Quant aux services ? Le prix et le conseil arrivent en tête (70%). Le service après-vente (46%) et le produit (41%) comptent également pour beaucoup dans le choix des entreprises.

56% des interrogés estiment différenciant que le fournisseur ait reçu une distinction ou soit certifié. Le pays où a été fabriqué le produit ou le service a son importance pour 76% des sondés. Enfin, internet pèse dans la décision des TPE et PME : 82% des interrogés indiquent consulter le web avant d’entrer en relation avec un fournisseur potentiel.

R.C
Photo de une : ©Fotolia

Méthodologie :

Infographie OFICeS
Redacteur
filter_list

Sur le même sujet

Immobilier neuf : les prix flambent à Paris et Bordeaux - Batiweb

Immobilier neuf : les prix flambent à Paris et Bordeaux

Si la ville de Paris reste la plus chère de France, c’est à Bordeaux que les prix ont le plus fortement augmenté ces derniers mois. Le baromètre des prix de l’immobilier neuf de Trouver-un-logement-neuf.com se réfère en effet à une hausse de 21%, plaçant la cité girondine sur la deuxième marche du podium en termes de prix. Quelles sont les grandes villes les plus abordables ? Eléments de réponse.
Immobilier : chute brutale des ventes mais la hausse des prix se poursuit - Batiweb

Immobilier : chute brutale des ventes mais la hausse des prix se poursuit

L’Insee et les Notaires de France ont publié les chiffres de l’immobilier ancien à fin mars 2020. Pour la quatrième année consécutive, la hausse des prix s’est poursuivie, et même accélérée, et les ventes ont de nouveau dépassé la barre des 1 million. Toutefois, le bilan ne prend pas encore en compte les conséquences de la crise et du confinement. Pour SeLoger, ils auraient occasionné une chute de 47,9 % des ventes, sans toutefois impacter les prix.