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Le groupe Deya dévoile son plan stratégique à trois ans

Publié le 11 mars 2016

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Dans le cadre de son plan de développement, le groupe français Deya spécialiste du bloc porte et du précadre métallique, vient d'identifier une dizaine de relais de croissance susceptibles de doper son activité pour les trois années à venir. Première étape pour 2016 : la relance de la production et de la commercialisation de sa célèbre porte pliante Kazed.
Le groupe Deya dévoile son plan stratégique à trois ans - Batiweb

Qui n'a jamais connu la célèbre porte métallique pliante Kazed ? Entre 1965 et 2001 (date d'arrêt de la production), 15 millions de modèles se sont écoulés partout dans le monde, et principalement en France.

Fort de cet ancien succès, le groupe Deya a décidé de relancer sa production. Cette nouvelle gamme, qui représente un investissement d'un million d'euros, vise principalement le marché de la rénovation. « Nous avons conservé les dimensions de l'époque pour faciliter le remplacement des anciens modèles », explique Yannick Alexandre, directeur industriel.

La porte pliante a également bénéficié des dernières innovations technologiques, présentant un glissement sur rail plus fluide et une ouverture sans bruit. Sa commercialisation a démarré début février, dans les GSB et les négoces.

Une dizaine de relais de croissance

Le lancement de cette nouvelle gamme n'est pas la seule nouveauté prévue par le groupe. Dans le cadre de son plan de développement à 3 ans, une dizaine de nouveautés seront développées et/ou mise sur le marché. L'objectif est de doper sa croissance, après la chute de son chiffre d'affaires en 2015, lié au ralentissement du marché de la construction. 

« Fort de son expérience métier, le groupe Deya lance une diversification ambitieuse tout en restant concentrée sur son cœur de métier qu'est la transformation de l'acier et en intégrant les potentiels de l'international », précise Patrick Prévost président du groupe, dans un communiqué.

Sans dévoiler l'ensemble des relais de croissance identifiés, le groupe a détaillé quelques uns de ses projets pour 2016. Cette stratégie a débuté fin 2015 avec le lancement de trois nouvelles gammes pour sa marque Pac Damas : des portes métalliques techniques, des portes et ensembles vitrés métalliques et des précadres pour panneaux sandwich co-développés avec ArcellorMittal Construction.

En 2016, outre la commercialisation de sa nouvelle gamme de porte pliante métallique Kazed, le groupe prévoit l'étoffement de la gamme de châssis à galandage Sillage de la marque Edac. « Ces nouvelles solutions devraient être mises sur le marché courant du quatrième trimestre, après une présentation de la collection en juin », précise Lydie Chastan, directrice marketing & innovation.

Enfin, le groupe « peu présent historiquement à l'international » envisage d ' « adapter ses solutions déjà existantes aux spécificités locales des autres pays (châssis à galandage, placards, blocs porte bois et métal) », et de « déployer un réseau d'agents et de distributeurs formés à la vente et à la pose des produits », détaille la directrice.

L'impression 3D de certaines pièces

Le niortais Deya envisage aussi de gros investissements pour 2016. En début d'année, il a inauguré l'extension de son bâtiment historique Edac à La Crèche (79). Il comporte notamment un hall de production et des locaux destinés aux bureaux techniques, laboratoire de recherche, ainsi qu'un local avec imprimante 3D...

Le groupe dispose depuis presqu'un an de ce mode d'impression, dédié à la fabrication quotidienne de maquette et de prototypes. La fonctionnalité et le rendu esthétique des pièces, telles que des composants de chariots de roulements ou des prototypes de poignées de placard, peuvent ainsi être testées grandeur nature. Cela permet également de les manipuler et de juger de leur ergonomie.

« L'imprimante permet avant tout de diminuer les risques, raccourcir le temps de conception et tester différents concepts en amont des projets, plus facilement et plus rapidement qu'avant et à moindre coût », explique Nicolas Pichelin, responsable R&D du groupe.

L'impression d'une pièce nécessite environ 4 heures, selon sa taille et sa complexité. Les maquettes servent également à définir les assemblages, tester les gabarits et équipements avant l'arrivée en usine des premières pièces de série.

« 500 000 euros d'investissements industriels sont également prévus en 2016 sur l'activité châssis à galandage », précise Lydie Chastan. Une nouvelle profileuse dédiée à la fabrication de châssis à galandage avec caisson plein est prévue dans le courant de l'été. Un autre projet, toujours à l'étude actuellement, sera opérationnel au second semestre 2016. Il s'agit d'un robot d'assemblage spécifiquement consacré aux gammes de châssis à galandage Sillage Initial et Tradition.

Le groupe prévoit la création d'une quinzaine d'emplois sur le site de La Crèche, ainsi que d'autres projets sur les autres sites du groupe, notamment à Romilly-sur-Seine. Mais secret industriel oblige, nous n'en saurons pas plus pour l'instant.
 

Le groupe Deya en quelques chiffres

Quadruple certification
6 unités de production en France
700 collaborateurs
30 nouveaux produits par an
1 logement sur 5 équipé avec des produits Deya en France
25 % de part du marché placard et rangement
10 000 tonnes d'acier transformé par an
350 000 portes et huisseries fabriquées par an
200 000 plateaux d'échafaudage par an
400 000 huisseries métalliques par an
700 000 portes et placards par an
124 millions d'euros de CA en 2015

Claire Thibault
© C.T 

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