ConnexionS'abonner
Fermer

Le chantier de la Centrale de Landivisiau retardé de plusieurs mois

Publié le 09 septembre 2013

Partager : 

Le début du chantier de la nouvelle centrale au gaz de Landivisiau (Finistère), qui devait avoir lieu début 2014, va être retardé de plusieurs mois du fait de nouvelles recommandations de l'administration, selon Direct Energie, maître d'oeuvre du projet avec Siemens, sans savoir quel sera l'impact final.
Le chantier de la Centrale de Landivisiau retardé de plusieurs mois - Batiweb

Le décalage est provoqué, selon Xavier Caïtucoli le patron de Direct Energie, « par une réglementation qui a évolué, le Commissariat Général au Développement Durable (CGDD) recommandant désormais de faire une étude d'impact unique ». Il est d'ores et déjà acquis que l'enquête publique, préalable indispensable au début du chantier, ne pourra pas débuter avant juin 2014, alors qu'elle était prévue initialement pour cet automne. Direct Energie visait initialement un démarrage du chantier en Bretagne début 2014, mais celui-ci ne devrait désormais pas débuter avant au mieux la fin de l'année prochaine.

« Ce qui m'importe c'est le moment où l'on met la centrale en service. C'était prévu fin 2016 et aujourd'hui je n'ai pas encore d'éléments suffisamment précis pour dire, voilà je vais perdre trois mois, six mois ou douze mois. Je ne sais pas dire quel sera l'impact final », précise le patron du numéro 3 de l'énergie. « Mais potentiellement vu d'aujourd'hui, l'enquête publique est décalée de sept ou huit mois, donc notre projet vu d'aujourd'hui il prend huit mois » de délai, a-t-il reconnu.

Outre la construction de la centrale, elle devra intégrer également les projets de raccordement électrique de la centrale (par RTE, filiale autonome d'EDF) et en gaz (GRTgaz, filiale de GDF Suez), qui interviennent en principe beaucoup plus tard parce qu'ils sont moins lourds. « Du coup, pour pouvoir faire l'étude d'impact globale il faut qu'on attende l'étude d'impact de GRTgaz et on sera en mesure de finaliser cette étude d'impact pour le tout début de l'année prochaine », explique Xavier Caïtucoli.

La centrale à cycle combiné gaz de Landivisiau, qui suscite des oppositions locales, représente un investissement de 400 millions d'euros pour une puissance de 400 mégawatts. Elle est destinée à renforcer l'approvisionnement en électricité de la Bretagne, qui ne produit que 11% de son courant.

B.P (avec AFP)

Sur le même sujet

bloqueur de pub détecté sur votre navigateur

Les articles et les contenus de Batiweb sont rédigés par des journalistes et rédacteurs spécialisés. La publicité est une source de revenus essentielle pour nous permettre de vous proposer du contenu de qualité et accessible gratuitement. Merci pour votre compréhension.