Quand les revêtements de façades isolants s’allient aux panneaux photovoltaïques Nouveaux produits du BTP | 26.11.18

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Habitué des innovations en tous genres, après avoir présenté un isolant extérieur à faible épaisseur inédit l'année dernière, Myral a encore fait très fort dans le cadre d'un chantier de rénovation thermique dans les Alpes du Sud. La « Maison de l'entreprise » de la SEM Sisteron s'est en effet vue offrir une nouvelle vie grâce à une façade mêlant solution d'ITE et panneaux photovoltaïques.

Construite en 1993, la « Maison de l'entreprise » de la SEM Sisteron (Société d'économie mixte) consiste en un bâtiment tertiaire hébergeant plus d'une quarantaine de sociétés et organismes de tous secteurs.

Au fil des années, l'édifice a fait l'objet de plusieurs modifications. En 2005 notamment, trois bâtiments climatisés (soit 450 m² de surface) et quatre ateliers (432 m²), tous modulaires, ont été ajoutés à l'ensemble. L'année suivante, ce sont deux bâtiments modulaires supplémentaires qui se sont greffés (300 m²).

Plus récemment, c'est un chantier d'un autre genre qui s'est achevé, la façade de la « Maison de l'entreprise » ayant fait l'objet d'une importante rénovation thermique. La maîtrise d'œuvre a ainsi été confiée à Jean-Michel Elzeard, gérant de la société Ocre, qui a axé cette réalisation autour de quatre piliers : l'écologie, la rentabilité financière, l'éthique sociétale et l'esthétisme.

« L'objectif était de diminuer la consommation énergétique et de requalifier le bâtiment qui s'appelait ‘’Maison de l'entreprise’’ et qui ressemblait plus à une maison d'habitation avec des colonnes rondes et du carrelage en façade », explique-t-il. Le chantier visait également à « améliorer le confort thermique intérieur avec une plus grande homogénéité de température ».

Un système d’isolation thermique par l’extérieur performant

Pour ce faire, c'est la solution d'isolation thermique par l'extérieur développée par Myral qui a été retenue pour habiller les 550 m² de façades. Plus précisément, le parement M62, qui intègre un isolant thermique de type P.I.R, un pare-vapeur et des rives PVC, a été posé en vêtage sur support maçonné, aussi bien à l'horizontale que verticale.

Pour la société Ocre, le choix de Myral s'est imposé de lui-même, du fait de la présence d'aluminium dans la solution (ce matériau étant réflecteur, il assure le confort thermique d'été), de sa facilité d'invention (seulement un mois de travaux sur site occupé), et de l'esthétisme de la solution.

Finalement, les attentes de la SEM Sisteron ont été pleinement satisfaites, le système disposant de hautes performances énergétiques. De fait, l'association de l'ITE Myral et d'autres solutions d'isolation (dont le remplacement des fenêtres) devrait permettre de diviser par deux le besoin d'énergie, et par quatre la consommation d'énergie en améliorant le rendement du chauffage.

La force du photovoltaïque pour un bâtiment écologique

L'isolation de la façade n'est cependant qu'un pan de ce chantier exemplaire. En effet, les solutions Myral ont été couplées à vingt-deux panneaux photovoltaïques, en pose verticale. Ce système vient ainsi compléter l'installation préalable d'autres panneaux équipant la toiture du bâtiment, placés entre 2010 et 2014.

En revanche, la façade photovoltaïque est destinée à l'autoconsommation, contrairement aux toits dont les panneaux produisaient de l'énergie revendue au réseau. Avec une capacité de production de 40 000 kWh par an, les équipements solaires placés en façade présentent un rendement annuel moins important, mais ils seront plus efficaces en hiver grâce à la position basse du soleil. Les panneaux n'ont toutefois pas vocation à combler l'ensemble des besoins énergétiques du bâtiment.

« Ce n'est pas souhaitable », fait savoir Jean-Michel Elzeard. Pour assurer la totalité de la consommation énergétique de l'édifice, « il faudrait sur-dimensionner le dispositif pour que les panneaux produisent en permanence le maximum qu'on pourrait consommer. Cela signifierait qu'en été on continue à produire de l'énergie perdue. Il y a des batteries pour conserver cette production non utilisée mais elles ne correspondent pas au développement durable. Du coup on regarde le minimum constant pour pouvoir tout consommer. La puissance des panneaux a été fixée pour consommer 81% de l'énergie produite », indique le maître d'œuvre.

Il n'en reste pas moins que le bâtiment s'inscrit parfaitement dans une recherche d'éco-construction. En s'offrant cette façade innovante, la « Maison de l'entreprise » a également changé de nom, pour devenir « Evad Affaires ». Une preuve supplémentaire de la renaissance des lieux, rendue possible par l'intégration de produits performants et écologiques.

Fabien Carré
Photos : ©Myral

 

Redacteur

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