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À Paris, la vente des HLM à leurs occupants fait débat

À Paris, la vente des HLM à leurs occupants fait débat
Vendre 1% du parc social de la Ville de Paris tous les ans : c’est l’une des propositions du projet de loi Elan. Si elle est, sans surprise, soutenue par les élus LREM, les soutiens de la maire Anne Hidalgo, eux, redoutent un effet néfaste, notamment sur les prix de ces biens censés accueillir des ménages modestes. Tour d’horizon des arguments avancés par les deux camps.

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Présenté le 4 mars dernier, le projet de loi Elan consacrait un large panel de propositions au logement social. Parmi ces dernières, l’une d’elles recommande, dans le cadre d’un plan quinquennal, de vendre chaque année 1% du parc social à ses occupants.

Afin d’expérimenter cette initiative, les élus macronistes de la Ville de Paris ont proposé de l'appliquer à la capitale, au grand dam de l’exécutif d’Anne Hidalgo, estampillé PS. Cette proposition fera ainsi l’objet d’un débat dès cette semaine en Conseil municipal.

Un projet qui a peu de chance de se concrétiser

Du côté des défenseurs, un argument est largement repris. La vente d’un logement social permettrait en effet de construire trois biens supplémentaires. « Toutes les communes s’y mettent, on ne voit pas pourquoi Paris resterait à l’écart », ajoute Jérôme Dubus, porte-parole du groupe PPCI pro-Macron.

Si la politique d’Anne Hidalgo est critiquée pour sa « position idéologique », l’exécutif en place s’en défend. Pour Ian Brossat, adjoint PCF au logement, les estimations de l’opposition relèvent d’une « aberration totale ». « Un logement social qu’on vend est un logement que l’on livre à la spéculation », estime-t-il.

À cet effet s’ajouteraient, toujours d’après Ian Brossat, des risques de dégradation du fait du manque de moyens nécessaires au bon entretien du logement par les nouveaux propriétaires, généralement de condition modeste dans le parc social. « C’est la politique des années 1960 consistant à construire des ghettos », s’offusque-t-il.

Au moins la proposition ouvre-t-elle un « vrai débat qui renvoie à deux conceptions », souligne Ian Brossat.

F.C (avec AFP)
Photo de Une : ©Fotolia

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