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Compromis signé, la commission de l'agence est due

Compromis signé, la commission de l'agence est due
Selon la législation en vigueur, un agent immobilier ne peut recevoir sa commission qu’une fois le compromis de vente signé, la transaction étant alors considérée comme ‘’parfaite’’. Les deux signataires, l’acheteur et le vendeur, se retrouvent dès lors soumis à un engagement réciproque et irrévocable. Dans cette situation, un acquéreur ayant renoncé à son achat se verra obligé de verser la commission de l’agence et des indemnités au vendeur.

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Le compromis de vente signé chez l'agent immobilier oblige à lui verser sa commission car la vente est "parfaite".

L'agent immobilier n'a droit à sa commission qu'après la signature d'un acte écrit mentionnant l'engagement définitif des deux parties, mais il n'est pas nécessaire que ce soit l'acte notarié, a rappelé la Cour de cassation.

Le "compromis" est en effet un engagement réciproque de l'acheteur et du vendeur et tous deux étant d'accord sur le bien et sur le prix, sont engagés définitivement et tenus d'aller signer l'acte chez le notaire lorsqu'il sera prêt.

Dès lors, cette promesse réciproque de vente et d'achat est un engagement irrévocable pour les deux signataires qui donne droit à la commission de l'agent immobilier.

La Cour a déjà jugé que cet intermédiaire n'avait droit à sa commission qu'en cas de transaction définitivement conclue, ce qui est le cas avec la signature du compromis.

Celui qui renoncerait par la suite à se rendre chez le notaire pour acheter ou pour vendre commettrait une faute. La Cour vient de juger dans un cas semblable que l'acquéreur ayant renoncé alors qu'il était définitivement engagé, devait non seulement des indemnités au vendeur mais également la commission de l'agence.

Il en va différemment si le compromis prévoit des conditions suspensives qui empêchent finalement la vente de se réaliser.

(Cass. Civ 1, 10.10.2018, E 16-21.044).
(AFP)

Photo de Une : ©Fotolia

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