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Build FWD, un événement pour penser la ville de demain

Build FWD, un événement pour penser la ville de demain
Le 1er février dernier, les acteurs du bâtiment, de la construction et de la ville se sont réunis à l’occasion de la deuxième édition du Build Fwd. L’événement, placé sous le signe de l’innovation et de l’humanisme, s’est déroulé dans les locaux de SMABTP (Paris 15e). Invité par la société Explore, Batiweb a assisté à cette journée de réflexion et d’échange qui vise notamment à construire la ville de demain.

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Cette année encore, le Build Fwd a frappé fort ! L’événement, organisé jeudi 1er février dans les locaux de SMABTP par *sept entreprises innovantes, a compté sur la participation de trois intervenants aussi passionnants les uns que les autres.

Optimisme, innovation et humanisme ont été les maîtres-mots de chacun des discours. Les échanges qui s’en sont suivis ont eux été l’occasion pour les participants de partager leur vision de la ville de demain, mais aussi « d’approfondir leur réflexion sur les transformations économiques, technologiques et sociétales qui impactent leur activité ».

« Remettre l’humain au cœur de l’urbain »

La première intervention a été menée par Carlos Moreno, professeur des Universités, spécialiste du contrôle intelligent des systèmes complexes et expert international de la Smart City.

Le professeur estime que « la ville de demain, comme celle d’hier, doit être un lieu de rencontres, d’échanges et de vie ». Pour ce faire, il est indispensable de « remettre l’humain au cœur de l’urbain » et de « transformer le monde » tout en offrant « la capacité d’exister dans un monde urbain qui évolue ».

Il est également nécessaire de « décloisonner la ville » pour « habiter la ville » et « partager la ville ». La solution pour y parvenir ? « Sa » ville du ¼ d’heure c’est-à-dire une ville réinventée qui permette d’accéder en transports en commun à tous les services en ¼ d’heure. « Il ne faut pas s’enfermer dans des ghettos mais rendre la vie urbaine accessible ».

Et puisque les villes « sont façonnées de la manière dont on les pense », il est essentiel de réfléchir à la ville « dans laquelle nous voulons vivre » et de « créer une véritable identité urbaine ». « La ville doit être un laboratoire à espace ouvert », précise-t-il.

« Nous avons de nouveaux vecteurs de transformation », poursuit-il. Aujourd’hui, grâce à l’hyper-connectivité du monde urbain, un nombre toujours plus important de citoyens a accès à la connaissance. « Cette accession génère de l’innovation et de la valeur ».

Carlos Moreno invite ainsi les acteurs de la construction à relever les défis du monde urbain (culturel, économique, écologique, technologique), à mettre en place des projets d’envergure et à agir dès maintenant.

« Nous vivons dans un monde de progrès »

Suite à l’intervention de Carlos Moreno, c’est Nicolas Bouzou qui est monté sur scène pour partager sa vision du monde actuel. « Nous vivons dans un monde de progrès », dit-il. Des progrès qui sont le résultat d’un couplage « innovation technologique » - « philosophie émancipatrice ». Cette mutation technologique de la société n’est pas seulement numérique. L’innovation c’est « la convergence de trois technologies : le numérique, la robotique et l’intelligence artificielle ».

Il estime que « Ce monde est différent de celui du 20e siècle » notamment en termes de capitalisme. Il cite tout d’abord un capitalisme qui est « plus rapide car aujourd’hui, la mutation technologique est mondiale. Les pays se font concurrence pour attirer l’innovation et les entreprises se font concurrence pour innover. La vague d’innovation est ainsi plus forte et plus rapide ».

Il y a aussi un capitalisme « beaucoup plus capitalistique. Il faut de l’argent pour investir. L’information est chère et difficile à acquérir ». Nicolas Bouzou estime qu’il faut « investir l’épargne dans l’innovation ».

Le capitalisme est aujourd’hui oligopolistique : « Les entreprises qui investissent les bons montants au bon moment, sont celles qui croissent le plus vite ». Le réseau est également très important puisque plus une entreprise a d’utilisateurs, plus d’utilisateurs elle attirera.

Enfin, il y a un capitalisme « plus humain. L’intelligence artificielle est forcément corrélée à l’humain. Le travail humain est complémentaire de la technologie. Il y a des métiers qui ne sont pas automatisables ».

Pour un monde prospère, il estime qu’il est indispensable de « construire un marché unique du numérique en Europe ». Il faut également « libérer l’accès au capital » et retenir les talents. Pour que le monde soit durable, les pistes sont la mise en place d’une véritable fiscalité écologique et le déploiement de l’économie circulaire. « On ne résoudra pas le problème du réchauffement climatique par la décroissance ».

Pour un monde juste, Nicolas Bouzou précise que les inégalités ne le choquent pas mais que l’injustice, oui. « Il faut donner la capacité à chacun de faire sa propre vie. En matière de justice, le compte n’y est pas ». Il rappelle enfin combien il est important de retrouver « le sens » de chacune de ses décisions : souvent, « On innove pour innover, on travaille pour travailler », regrette-t-il.

« Sauver la beauté du monde »

La dernière intervention a suscité une forte émotion avec le témoignage bouleversant de Frédérique Bedos, qui pendant 15 ans s’est dédiée au journalisme, avant de lancer une ONG d’information baptisée « Le Projet Imagine ». L’ONG réalise des films inspirants qui encouragent chacun à agir en faveur d’un monde meilleur
« Tout est possible. Ce monde est notre monde, il est à notre image », dit Frédérique Bedos.

A travers les différentes réalisations, l’association donne la parole à des hommes et des femmes qui travaillent sans relâche pour le bien collectif. Elle se veut un moyen de transmettre de l’amour et de lutter contre « cette mécanique de la peur qui nous sépare ».

Pourquoi raconter les actions de ces super-héros anonymes ? Frédérique Bedos revient sur l’histoire de
« ses » parents qui ont adopté une vingtaine d’enfants venus des 4 coins du monde ! Très engagés dans l’association « Terres des hommes France », ils ne pouvaient accepter que des enfants en adoption soient catalogués d’« inadoptables » parce qu’ils étaient déjà trop âgés, « trop foncés » ou parce qu’ils présentaient un handicap. Cette histoire, elle la raconte dans son livre La petite fille à la balançoire, que nous vous invitons vivement à lire.

Le but de son intervention au Build Fwd était en quelque sorte de rappeler que notre destin n’était pas seulement individuel mais également collectif. « Nous devons nous ouvrir aux autres et agir pour le bien commun », conclut-elle.

* Les entreprises organisatrices : Attestation Légale, Deepki, Sogelink, Explore, Resolving, Tracktor et ForCity

Rose Colombel

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