
Afin de lutter contre le commerce illégal de bois, en grande partie responsable de la déforestation des régions tropicales, l'Union Européenne et le Ghana ont signé un accord. D'ici à 2010, le Ghana s'est engagé à mettre en oeuvre un système de traçabilité de sa production. Bruxelles, de son côté, va renforcer ses contrôles aux frontières.
Dans cet accord, le Ghana s'est engagé à s'assurer que ses filières d'exploitation et d'exportation du bois sont légales. De son côté, l'Union européenne, doit, selon les termes de l'accord, bannir toute entrée de bois non certifiée. L'accord souligne que l'abattage illégal du bois est « responsable de la déforestation rampante » en Afrique. Selon l'organisation environnementale WWF, un cinquième du bois importé dans l'Union serait d'origine illégale. Un rapport de la Banque mondiale (BM), environ 60% de l'exploitation forestière en Afrique a été illégale au cours de ces dernières années.
Cet accord est le premier à aboutir parmi une série de négociations bilatérales avec des pays producteurs tels que l'Indonésie, le Cameroun ou le Congo-Brazzaville pour mieux protéger les forêts d'une exploitation sauvage annonce la Commission européenne. Mais c'est la première fois qu'un accord de ce type est conclu par l'UE. Ce label d'origine limitera les destructions massives mais n'offrira pas la garantie d'une exploitation durable de la forêt.
Pour lutter contre le phénomène, la Commission européenne envisage également une réglementation qui interdirait toute importation de bois dont l'origine ne pourrait pas être établie.
Bruno Poulard
Cet accord est le premier à aboutir parmi une série de négociations bilatérales avec des pays producteurs tels que l'Indonésie, le Cameroun ou le Congo-Brazzaville pour mieux protéger les forêts d'une exploitation sauvage annonce la Commission européenne. Mais c'est la première fois qu'un accord de ce type est conclu par l'UE. Ce label d'origine limitera les destructions massives mais n'offrira pas la garantie d'une exploitation durable de la forêt.
Pour lutter contre le phénomène, la Commission européenne envisage également une réglementation qui interdirait toute importation de bois dont l'origine ne pourrait pas être établie.
Bruno Poulard














