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Avis d’expert : Traiter la toiture, « un véritable enjeu patrimonial méconnu »

Avis d’expert : Traiter la toiture, « un véritable enjeu patrimonial méconnu »
Jacques Clerc, directeur technique chez Attila, revient sur les enjeux liés à l’entretien du « Capital-toit ». Rappelant que la toiture est responsable de 30% des pertes thermiques, il estime essentiel de « sortir du curatif » pour « adopter un réflexe préventif ». La réparation et l’entretien d’une toiture présente des bénéfices esthétique, écologique et financier. Des actions qui doivent bien sûr être réalisées par des professionnels qualifiés.

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« Traiter la toiture, un véritable enjeu patrimonial méconnu », par Jacques Clerc, directeur technique chez Attila, premier réseau national spécialisé dans la réparation, l’entretien et la maintenance de tous types de toiture.

La préservation du « capital-toit » : un investissement payant

« A la campagne comme à la ville, il est présent sans qu’on le voie. Plat, à 2 ou 4 pans, en croupe avec des lignes de coyau, en L ou en T, en béton, en tuiles ou végétalisé, le toit est partout et pourtant il ne semble nulle part. Si aujourd’hui la problématique de valorisation énergétique d’un bâtiment, d’une maison ou d’un monument est connue de tous, dans l’inconscient collectif elle est surtout relative aux fenêtres et à la façade. Or, les déperditions énergétiques liées au toit représentent jusqu’à 30 % des pertes thermiques ! Cette méconnaissance explique sûrement le manque de considération appliqué à la couverture et à son entretien. Une bonne maintenance de la toiture est un véritable investissement qui, à moyen et long terme, est bénéfique esthétiquement, écologiquement et financièrement. Il est désormais primordial de réfléchir en termes d’investissement et non de coût pour la pérennité du « Capital-toit ». À l’instar du capital-santé, il est une richesse patrimoniale qu’il faut préserver et entretenir. La qualité́, la valeur et l’apparence de chaque bâtiment en dépendent ».

L’entretien de toiture : un enjeu méconnu

« Aujourd’hui hélas, la prise de conscience de l’état d’un toit s’effectue lors de désagréments. Qu’il s’agisse d’une entreprise, d’une collectivité ou d’un particulier, les conséquences économiques peuvent être importantes, voire même catastrophiques, dans certains cas où le soin accordé à la toiture est inexistant. Sortir du curatif, adopter un réflexe préventif : voilà un enjeu de taille. La bonne conservation des toitures permet tout d’abord d’éviter les fuites. Conséquences directes de de la prolifération des mousses saturées d’eau et nourries par la lumière, elles encombrent les matériaux et prolifèrent à vue d’œil ou non. En effet, toute obstruction de la surface du toit facilite l’écoulement des eaux. La capillarité est quant à elle favorisée. Le siphonage accentué. Tous les matériaux utilisés dans la confection de toiture : tuile terre cuite, tuile béton, plaque ondulée fibre-ciment sont également en proie à la gélivité. Les mesures conservatoires existant à l’heure actuelle permettent d’éviter ce phénomène. Si ici il est question des matériaux de couverture, il en va de même pour tout ce qui concerne la charpente et l’isolation sous combles. Le confort thermique des combles isolées sous le rampant est aussi potentiellement impacté. Les toits-terrasses ne sont pas non plus exempts de détériorations éventuelles ».


©Attila

Couvreur : un savoir-faire ancestral devenu un nouveau métier

« Si l’on connaît depuis longtemps les causes liées à la détérioration des toits, leur prise en charge revêt des qualifications techniques et d’usage précises que seuls les couvreurs de formation possèdent. La réparation et l’entretien de toitures ne s’improvisent pas et demandent une véritable maîtrise métier contemporaine. De la protection environnementale des sols, en passant par le traitement des polluants gras ou l’application des produits biocides respectueux des normes européennes, rien n’est anodin. Un produit anti-mousse curatif et préventif ne peut être appliqué partout. Il en va de même pour un anti-végétaux. Pour les matériaux respirants tels que la terre- cuite, les fibres-ciment ou la tuile béton, un anti-mousse hydrofuge est recommandé. C’est avec un diagnostic précis réalisé grâce à l’expertise métier d’un professionnel que le traitement de surface adéquat sera effectué dans les conditions climatiques idéales (entre 5°C et 25°C). À l’heure actuelle, les professionnels du secteur préconisent un entretien tous les 5 ans, et tous les 3 ans sur les zones où les mousses prolifèrent facilement (zone humide avec la lumière du jour). Dans tous les cas, il est important de prendre conscience de cet enjeu économique et environnemental qui touche toutes les strates de l’économie : PME, mairie, école, résidence ou maison individuelle. Lorsque nous avons la chance d’avoir un toit au-dessus de la tête, que nous soyons professionnels ou particuliers, préservons-le afin de lui redonner sa fonction originelle : nous protéger ! »

Photo de un : ©Attila 

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