
La Corée du Nord a remis jeudi à la Chine une déclaration sur ses activités nucléaires. Vendredi, elle a également démoli une tour de refroidissement de son réacteur nucléaire de Yongbyon. Un pas de plus vers une dénucléarisation promise il y a un an par ce pays qui pourrait à terme être rayé de la liste des "états voyous" dénoncés par Washington.
La démolition de la tour de refroidissement du principal complexe atomique nord-coréen symbolise l'engagement du régime communiste vers sa dénucléarisation. En vertu d'un accord conclu en février 2007 avec les Etats-Unis, la Chine, la Corée du Sud, le Japon et la Russie, la Corée du Nord s'est engagée à désactiver puis démanteler ses installations atomiques. En échange, les signataires lui ont promis une aide d'un million de tonnes équivalent-pétrole, une denrée vitale pour ce pays souffrant de pénuries chroniques où vivent 23 millions d'habitants.
Le régime communiste a affiché sa bonne volonté en arrêtant mi-juillet 2007 son principal réacteur de Yongbyon, épine dorsale de son programme nucléaire militaire où est traité le plutonium. Cette ville, située à environ 100 km au nord de la capitale Pyongyang, abrite un réacteur de recherche d'une capacité de 5 mégawatts (MW) et un centre de traitement du plutonium.
La Corée du Nord a transmis jeudi dernier sa déclaration sur ses activités nucléaires, avec sept mois de retard, à la Chine, son plus proche allié. Celle-ci a ensuite transmis la déclaration aux autres pays participant aux négociations sur le désarmement, a annoncé Christopher Hill, principal négociateur américain.
"L'important est de vérifier soigneusement (cette déclaration) et d'arriver à notre objectif final d'abandon des armes nucléaires" par Pyongyang, a déclaré le ministre japonais des Affaires étrangères, Masahiko Komura, à la presse. Le document comprend des données sur les installations nucléaires et les quantités de plutonium dont dispose la Corée du Nord, mais pas sur les bombes atomiques proprement dites.
Laurent Perrin (source AFP)
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