Les crédits à l'habitat et les taux d'intérêts sont restés stables en avril

En avril en France, les crédits à l'habitat ont atteint les 12 milliards d'euros, selon les chiffres publiés par la Banque de France. C'est moins qu'en mars (12,6 milliards d'euros), mais c'est légèrement plus que la moyenne sur les quatre premiers mois de l'année 2026 (11,8 milliards d'euros) plombée par janvier (10,9 milliards) et février (11,6 milliards).

Au plus fort de la crise, en février 2024, seuls 6,9 milliards d'euros de crédits hors renégociations avaient été produits. Mais depuis mars 2025, ces montants se sont stabilisés autour des 12 milliards d'euros.
Des taux plus favorables que dans le reste de la zone euro
La relative stabilisation des crédits à l'habitat suit celle du taux d'intérêt moyen, resté à 3,22 %, identique au mois de mars, mais en augmentation par rapport à avril 2025 (3,13 %). En y ajoutant les renégociations, on note une très légère hausse de 3,11 % à 3,12 % sur le mois. Début 2024, les taux des crédits nouveaux hors renégociations atteignaient les 4,17 %, contre 1,07 % en novembre 2021.
La France se situe en dessous de la moyenne de la zone euro (3,45 %) ainsi que de ses voisins italiens (3,49 %) et allemands (3,85 %). L'Espagne, en revanche, affiche des taux inférieurs (2,82 %). La Banque de France note aussi une diminution de la part des crédits à l'habitat renégociés entre avril 2025 (15 %) et avril 2026 (13,6 %). Ces derniers sont en effet passés de 2,1 à 1,9 milliards d'euros en un mois.
Dans la foulée de la publication de ces chiffres, le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) a estimé dans un rapport que le système de financement à la française de l'achat d'une résidence principale essentiellement grâce à des crédits à taux fixe a « démontré sa robustesse ».
Le Comité s'était vu confier la mission en 2024 par Bruno Le Maire, alors ministre de l'Économie, d'évaluer « des pistes de déblocage du marché du crédit immobilier » en comparant le modèle français aux voisins européens. « Le taux de défaut des remboursements de crédits étant demeuré très faible depuis des décennies, notamment au regard de ce qu'il peut être dans d'autres pays proches », souligne le CCSF, qui défend ainsi le modèle français.
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