Inoha dévoile son CAP 2030 et vise 100 nouveaux adhérents d'ici 2030

Un nouveau président et une nouvelle feuille de route : ce 11 juin, l'association des industriels du nouvel habitat (Inoha) avait de nombreuses annonces à faire lors de son assemblée générale. David Riquier, qui succède donc officiellement à Jean-Luc Guéry après son élection en mai, entend ainsi fixer les grandes orientations pour les cinq prochaines années auprès de ses adhérents.
Le plan de bataille, nommé CAP 2030 (acronyme pour : consolider, adapter, projeter), se veut la suite du cycle 2021-2025. Une période qui a permis à l'association, qui célèbrera ses 50 ans en 2028, de mettre en place différents services allant de l'assistance juridique aux événements des matinées de la distribution, en passant par des services RSE, avec des informations sur les réglementations notamment environnementales.
Inoha veut 100 adhérents supplémentaires d'ici 2030
Mais de l'aveu du directeur général de l'association Pierre-Emmanuel Bois, ces cinq années n'ont pas permis de recruter autant d'adhérents que prévu. « Ça s'explique par le contexte économique, ça s'explique aussi par l'interne, on n'a peut-être pas donné suffisamment de moyens aussi à la connaissance et à la prospection de nouveaux adhérents », regrette-t-il.
Cette prise de conscience explique la mise en place de solutions pour mieux expliquer l'offre d'Inoha. Dès septembre, l'association proposera par exemple des rendez-vous réguliers sur l'actualité réglementaire concernant la RSE et l'environnement.
Aujourd'hui forte de 250 adhérents (dont 23 % dans la décoration, 14 % dans la plomberie et 13 % dans la quincaillerie), Inoha compte accélérer et table sur une centaine de nouveaux venus.
Pour expliquer cette ambition, David Riquier affirme que l'association a déjà enregistré onze arrivées en 2025 et 25 en 2026. Mais pour se donner les moyens de continuer sur cette voie, Inoha annonce qu'un poste sera prochainement ouvert, celui-ci étant spécialement dédié au recrutement d'entreprises adhérentes.
L'association promet une « communication plus moderne »
Pierre-Emmanuel Bois défend en tout cas l'idée selon laquelle le coût de la cotisation, en moyenne de 5 000 € par an, serait un frein à l'adhésion. « Elle dépend du chiffre d'affaires, on a une grille avec neuf niveaux de cotisation qui va de 1 000 € à 7 000 €. Mais le retour sur investissement est énorme. »
Par ailleurs, l'organisation compte opter pour une communication « plus moderne », avec la systématisation de la mise en accès des replays des événements. Une initiative qui devrait rejoindre un autre objectif annoncé : celui de sortir d'un ancrage jugé « très parisien » par David Riquier. Une rencontre annuelle avec les directeurs généraux des entreprises adhérentes doit aussi voir le jour, ainsi que des réunions régionales à partir de 2028. L'association compte également développer ses Inohadays, pour y rencontrer ses adhérents, et investir dans le téléthon du bâtiment 2027.
Le nouveau président note par ailleurs que le marché de l'amélioration de l'habitat connaît « une période compliquée après les années folles post-Covid ». Le secteur a ainsi perdu 1 % d'activité en 2023, 7,6 % en 2024, puis 2,9 % en 2025. Au T1 2026, le recul s'établit à 1,2 % malgré des mois de mars et avril en « léger positif », affirme monsieur Riquier, qui préfère rester prudent en raison des risques de complication liés à la hausse du prix du pétrole, du transport et des matières premières. « Sans être euphorique, loin de là, on est un peu plus optimiste, mais bien conscients des difficultés depuis le conflit au Moyen-Orient. »
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