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Certificats d’économies d’énergie : « Plus le grand public est renseigné, mieux c’est », F. Annamayer

Certificats d’économies d’énergie : « Plus le grand public est renseigné, mieux c’est », F. Annamayer
Alors que les Certificats d’économies d’énergie dédiés aux collectivités vont progressivement céder leur place à d’autres aides, le dispositif peine encore à trouver grâce aux yeux des particuliers. Manque d’information ? Démarches trop lourdes ? Les CEE ne manquent pourtant pas d’avantages, pour les ménages comme pour les professionnels. Le point avec Franck Annamayer, président du Groupement des professionnels des CEE (GPCEE).

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En quoi consistent les Certificats d’économies d’énergie (CEE) ?

Franck Annamayer : Les CEE sont un dispositif mis au point par le ministère de la Transition écologique et solidaire en 2006. C’est l’un des principaux outils de la maîtrise de l’énergie en France. Cela sert à inciter tout maître d’ouvrage (agriculteur, particulier, industriel, collectivité territoriale) à faire des travaux d’économies d’énergie. Le fonctionnement est assez original. La France s’est largement inspirée des Italiens et des Anglais. L’idée, c’est d’obliger les vendeurs d’énergie à inciter leurs clients à réaliser des travaux d’économies d’énergie. Comme c’est une démarche qui n’a rien de naturel, le ministère de l’époque a mis une obligation sur chacun des fournisseurs en les contraignant à payer une énorme amende s’ils ne la respectaient pas.

Quelles sont les démarches à effectuer en tant que particulier ?

F. A : La première des démarches à effectuer, avant d’engager des travaux, c’est de demander au fournisseur d’énergie combien sera racheté le droit à déposer son dossier de demande de Certificat d’économies d’énergie. Souvent, c’est le professionnel, en relation avec un revendeur d’énergie, qui s’occupe de tout. La seule chose à retenir, c’est qu’il faut impérativement avoir une offre financière avant de commander les travaux. Il faut ensuite suivre la procédure, assez rigoureuse, du vendeur d’énergie pour déposer le dossier.

Quels sont les avantages de cette démarche pour les professionnels ?

F. A : Pour les professionnels qui réalisent des travaux, cela diminue mécaniquement le prix des prestations qu’ils font à leurs clients. Par exemple, l’isolation des murs va coûter en moyenne 35 €/m2 ; si le dispositif prend en charge 15 €, il ne reste plus qu’à vendre 20 €/m2. Mécaniquement, cela résonne comme un argument de vente assez puissant pour vendre plus de travaux d’économies d’énergie.

Et pour les particuliers ?

F. A : À l’inverse, ils bénéficient du fait de pouvoir effectuer des travaux d’économies d’énergie qui vont avoir un temps de retour sur investissement bien diminué, voire parfois nul. Ils peuvent ainsi faire des travaux d’économies d’énergie qui vont, dès le lendemain, réduire leur facture énergétique. Le dispositif des CEE leur permet de diminuer le coût de ces travaux. Pour les maîtres d’ouvrage, c’est vraiment bénéfique.

Par qui les ménages peuvent-ils se faire accompagner dans leurs démarches ?

F. A : Ils peuvent notamment se rapprocher d’entreprises spécialisées dans le montage des dossiers comme les sociétés délégataires ou le GPCEE, dont je suis le président. Nous avons des sites internet où le particulier est guidé du début à la fin. Les ménages peuvent également nous appeler eux-mêmes. Nous commençons par chiffre leur dossier, puis nous leur rédigeons une partie des documents dont ils ont besoin pour faire valoir leurs CEE, notamment l’attestation sur l’honneur qui est l’un des documents-clés. Après, nous leur donnons des consignes pour qu’ils dirigent au mieux les artisans en charge de la réalisation des travaux.

D’après vous, comment accélérer le mouvement concernant les CEE ?

F. A : Au GPCEE, nous estimons que plus le grand public est renseigné, mieux c’est. Dans ce cadre, nous essayons de nous faire connaître dans des médias un peu plus orientés grand public. Hormis la presse, c’est l’Ademe qui est responsable de la communication du dispositif. Je sais que le ministère a commencé à récolter des données via une enquête et je suis persuadé que c’est pour communiquer davantage sur le dispositif. Au niveau de la communication vers le grand public, je suis assez optimiste. Il y a des choses qui se font dans ce sens.

Propos recueillis par Fabien Carré
Photo de Une : ©DR

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