
Dans son avis, le CES recommande à l'Etat, sans chiffrer l'effort, d'accélérer la recherche, d'encourager la formation des métiers du bâtiment aux nouvelles technologies et sources d'énergies alternatives et de stimuler le développement de celles-ci.
Il attire également l'attention sur la "cohérence" de l'habitat et de l'urbanisme, afin de limiter l'étalement des villes: les maisons individuelles sont plus gourmandes en énergie que l'habitat vertical et surtout, nécessitent plus de transports (conjugués, habitat + transports représentent 45% des émissions de gaz à effet de serre).
Le rapporteur du Conseil, Paul de Viguerie, a également souhaité une révision de la politique de crédit d'impôt, "qui encourage le changement de chaudière et néglige l'isolation extérieure et la ventilation" des logements.
Sans détailler la répartition des efforts d'investissements, M. de Viguerie a estimé qu'"à un moment donné, il faudra y passer: propriétaires ou locataires, tous les occupants de logements vont devoir payer un peu plus, tout comme l'Etat, les fournisseurs d'énergie et les entreprises".
Il a cependant noté les "19 milliards d'euros de chiffre d'affaires de la Fédération des promoteurs et constructeurs immobiliers et les 19 milliards d'euros de la fiscalité pétrolière", qu'il a opposés aux "600 à 700.000 € que l'Etat consacre aux économies d'énergie".
Les émissions de gaz à effet de serre, liées à la consommation d'énergie fossile (pétrole, gaz, charbon), sont responsables du réchauffement climatique. La France s'est engagée à diviser ses émissions par 4 d'ici 2050.














