
Pour marquer le jour anniversaire de l'inauguration de la Tour Eiffel en 1889, un concours réservé aux étudiants des Écoles d'Architecture françaises a été organisé à la Cité de l'architecture et du patrimoine à Paris. Le but, imaginer un édifice de grande hauteur à proximité du monument. Découvrez les cinq projets lauréats.
Près de 200 étudiants de toutes les Écoles d'Architecture de France se sont passionnés pour le sujet de ce concours et ont présenté 91 projets inventifs, voire surprenant. Pour les organisateurs, la Fondation d'entreprise de la Société de la Tour Eiffel et son partenaire, le groupe Abvent, ont souhaité offrir l'opportunité aux bâtisseurs de demain de se faire connaître de leurs ainés.
La plupart des étudiants n'ont pas hésité à adopter des attitudes fortement différenciées et à utiliser ce concours comme une tribune pour affirmer une position tranchée sur des sujets d'une actualité brûlante : la densité et la grande hauteur à Paris sans oublier les préoccupations environnementales qu'une métropole comme Paris ne peut négliger.
La Dame de fer défiée
Certains étudiants, peu nombreux, ont osé la démarche iconoclaste d'éliminer la Tour Eiffel et de la remplacer, en lieu et place. D'autres ont choisi de l'envelopper, de l'habiller voire de la parasiter. Nombre d'entre eux ont préféré construire dans son voisinage immédiat en développant des effets de tension avec le monument, l'icône. Et la majorité, par respect, ne manquant pas de parler d'humilité ou de déférence, a pris ses distances avec des propositions résolument autonomes ou en se contentant de considérer le site comme le lieu d'accueil d'une proposition architecturale essentiellement formelle.
Le jury, composé des architectes Jacques Ferrier, Jean-Marie Charpentier, Dominique Alba, directrice du Pavillon de l'Arsenal qui représente la Ville de Paris, Xavier Soule, architecte DPLG et Pdg du groupe Abvent, ainsi que Robert Waterland, président de la Fondation d'entreprise de la Société de la Tour Eiffel, a tenu à récompenser les projets les plus pertinents et les plus créatifs. Quant aux prix, dont les montants s'échelonnent de 1 500 à 7 000 euros, ils ont été remis à la Cité de l'Architecture et du Patrimoine mardi dernier à Paris.
Bruno Poulard
La plupart des étudiants n'ont pas hésité à adopter des attitudes fortement différenciées et à utiliser ce concours comme une tribune pour affirmer une position tranchée sur des sujets d'une actualité brûlante : la densité et la grande hauteur à Paris sans oublier les préoccupations environnementales qu'une métropole comme Paris ne peut négliger.
La Dame de fer défiée
Certains étudiants, peu nombreux, ont osé la démarche iconoclaste d'éliminer la Tour Eiffel et de la remplacer, en lieu et place. D'autres ont choisi de l'envelopper, de l'habiller voire de la parasiter. Nombre d'entre eux ont préféré construire dans son voisinage immédiat en développant des effets de tension avec le monument, l'icône. Et la majorité, par respect, ne manquant pas de parler d'humilité ou de déférence, a pris ses distances avec des propositions résolument autonomes ou en se contentant de considérer le site comme le lieu d'accueil d'une proposition architecturale essentiellement formelle.
Le jury, composé des architectes Jacques Ferrier, Jean-Marie Charpentier, Dominique Alba, directrice du Pavillon de l'Arsenal qui représente la Ville de Paris, Xavier Soule, architecte DPLG et Pdg du groupe Abvent, ainsi que Robert Waterland, président de la Fondation d'entreprise de la Société de la Tour Eiffel, a tenu à récompenser les projets les plus pertinents et les plus créatifs. Quant aux prix, dont les montants s'échelonnent de 1 500 à 7 000 euros, ils ont été remis à la Cité de l'Architecture et du Patrimoine mardi dernier à Paris.
1e Prix HÔTEL DE LA TOUR EIFFEL de Jean-Maxime RIVIÈRE École Spéciale d'Architecture - Paris Commentaire du jury (extrait) : "Aux jours de crises financières, il est assez instructif de savoir reconnaitre que même le plus gratuit des objets urbains devient un bien foncier". Dotation : 5 000 € + 2 logiciels professionnels ArchiCAD et HyperArchi (valeur : 9 233 €) ![]() 2e Prix RÉFLEXION de Jonathan ALLAIN, Enric CAILLEAU et Mathieu LAMOUR ENSA Nantes Commentaire du jury (extrait): "Cet «objet» de l'objet nous fait rêver de lumière, d'espace et de vues. Cet irréalisme est donc de l'architecture ; un comble pour saluer un monument si réaliste". Dotation : 3 000 € + logiciel professionnel ArchiCAD (valeur : 7 092 €) ![]() 3e Prix LE CHÊNE OU LE ROSEAU de Béryl MONNOT et Julien SAGE-THOMAS ENSA Paris Malaquais Commentaire du jury (extrait) : "Le projet s'allonge avec force et indolence aux pieds de la vertigineuse exception verticale. Une façon d'affirmer que Paris n'est pas comme New York “une ville debout” comme expliquait Céline". Dotation : 2 000 € + logiciel professionnel Artlantis Studio (valeur 1 070 €) ![]() 4e Prix LES DESSOUS DE LA DAME DE FER de Gilles LEFÈVRE et Mathieu BADIE ENSA Paris Val de Seine Commentaire du jury (extrait) : "Construire en enfouissement des structures importantes à de grandes profondeurs est aujourd'hui encore de l'ordre de l'exploit technique, un vrai écho à ce que représentait d'audace le projet d'Eiffel". Dotation : 1 500 € + logiciel professionnel Artlantis Render (valeur 592 €) ![]() |
Bruno Poulard


















