
Ce projet "ne prévoit évidemment ni cession ni réduction d'aucune activité, la cohérence du projet étant de permettre aux deux groupes de se développer demain davantage sur l'ensemble de leurs marchés", a déclaré un porte-parole de Sacyr à Paris.
Les syndicats français et européens d'Eiffage ont appelé à une journée d'action mercredi, avec rassemblement à Paris, pour dénoncer l'offre offre publique d'échange (OPE) déposée jeudi par Sacyr pour prendre le contrôle d'Eiffage, 3ème groupe de BTP français, dont il détient déjà 33,32% du capital. Eiffage doit réunir son conseil d'administration lundi pour examiner la situation et se prononcer sur l'offre de Sacyr. Selon les syndicats, le projet présenté par le groupe de BTP Sacyr Vallehermoso présente "un grand risque pour l'emploi par le démantèlement du groupe et de ses métiers en raison du haut niveau d'endettement de Sacyr".
"La dette de Sacyr, de 18 milliards d'euros, finance à hauteur de 14 milliards d'euros un patrimoine de concessions autoroutières", dont "les revenus couvrent les charges de cette dette", a affirmé le porte-parole de Sacyr. "Le reste de la dette (...) est à mettre en face d'un patrimoine immobilier de 12 milliards d'euros d'actifs en Espagne, en Europe et en Amérique", a-t-il fait valoir.
Par ailleurs, le porte-parole de Sacyr a fait valoir qu'un "pool bancaire constitué des plus grandes banques internationales a financé l'entrée de Sacyr à hauteur de 20% dans le groupe pétrolier espagnol Repsol" en 2006. Ces banques banques ont "estimé que la situation financière du groupe est saine", a-t-il souligné.














