
La tour construite à Manhattan sur le site des attentats du 11 septembre 2001 ne s'appellera pas "Freedom Tower", comme l'avaient surnommée les New-Yorkais, à la suite d'une décision du propriétaire des lieux qui suscite une polémique dans la ville.
La tour de 541 mètres de haut portera le nom d'un des deux gratte-ciel abattus le 11-Septembre, « One World Trade Center », a annoncé le port de New York, s'attirant les foudres de la presse locale pour avoir éliminé le terme patriotique de « liberté » utilisé depuis des années de façon officieuse. « Fini la liberté », s'indignait vendredi le quotidien populaire Daily News, accusant l'autorité portuaire, propriétaire du site de Ground Zero où s'élevaient les tours jumelles, « d'effacer l'Histoire ».
La tour, qui est à peine sortie de terre, doit être achevée en 2014. La polémique a été provoquée par la décision annoncée par le port de New York d'utiliser l'ancien nom des tours jumelles pour la commercialisation des bureaux qui seront mis en location à l'intérieur du gratte-ciel. « Ce n'est qu'une question de marketing et de relations publiques, une question d'argent », a commenté la mère d'un pompier tué dans l'effondrement des tours. « Il s'agit de la cible numéro un des terroristes dans le monde », a-t-elle ajouté.
L'ancien gouverneur de l'Etat de New York, George Pataki, à l'origine du terme « Tour de la liberté », a fait part de son indignation à la télévision. « Je pense que les noms, un et deux World Trade Center, sont des mots sacrés qui ne devraient plus jamais être utilisés », a-t-il lancé. Le port de New York a signé un premier contrat de location avec la société chinoise Vantone, qui occupera deux étages de la tour.
Bruno Poulard
La tour, qui est à peine sortie de terre, doit être achevée en 2014. La polémique a été provoquée par la décision annoncée par le port de New York d'utiliser l'ancien nom des tours jumelles pour la commercialisation des bureaux qui seront mis en location à l'intérieur du gratte-ciel. « Ce n'est qu'une question de marketing et de relations publiques, une question d'argent », a commenté la mère d'un pompier tué dans l'effondrement des tours. « Il s'agit de la cible numéro un des terroristes dans le monde », a-t-elle ajouté.
L'ancien gouverneur de l'Etat de New York, George Pataki, à l'origine du terme « Tour de la liberté », a fait part de son indignation à la télévision. « Je pense que les noms, un et deux World Trade Center, sont des mots sacrés qui ne devraient plus jamais être utilisés », a-t-il lancé. Le port de New York a signé un premier contrat de location avec la société chinoise Vantone, qui occupera deux étages de la tour.
Bruno Poulard














