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Si le rêve reste celui d'acquérir sa maison, 1/3 des ménages modestes abandonne !

15 septembre 2004
Si le rêve reste celui d'acquérir sa maison, 1/3 des ménages modestes abandonne !
Chacun y trouve son propre prétexte : Pour les uns, c'est la transmission d'un patrimoine, pour d'autre une justification financière… Et le premier rêve des français reste celui de la maison individuelle, ou du moins d'un logement à soi. Mais hélas pour un tiers des revenus modestes cela ne reste qu'un rêve.

Si nous sommes encore très loin du modèle américain de l'achat de la maison comme on achète un bien de consommation, il est à noter que notre mode de fonctionnement quant à l'achat à quand même évolué. Nos parents ont acheté avant tout un patrimoine à transmettre, s'attachant alors plus à la qualité de la construction, à la certitude de la pérennité de leur achat qu'à tout autre considération. Si ces motivations sont encore en vigueur dans nos campagnes, les citadins que nous sommes, en majorité, achètent plus un emplacement, une proximité d'une gare ou d'une école. Moins regardant que nos anciens sur les constructions, la rénovation va bien ! Nous sommes plus mobiles dans notre travail, et s'installer ne signifie plus prendre racines.

Mais acheter un bien immobilier est un luxe. C'est ce qui ressort de l'étude de l'Agence nationale pour l'information sur le logement (ANIL) de septembre 2004, alors que se lève la polémique sur la suppression du prêt à taux zéro.

L'ANIL a étudié un échantillon représentatif de 3.500 ménages ayant consulté une agence départementale pour l'information sur le logement (ADIL) pour un projet d'accession à la propriété. Ce qu'il en ressort c'est qu'un tiers des ménages à revenus moyens ou modestes qui souhaitaient acheter leur logement, ont abandonné leur projet en cours de route et la moitié l'ont différé de plus de cinq ans. Ces ménages renoncent souvent à leur projet d'acheter une maison ou un appartement pour des raisons financières: la hausse des prix dans l'immobilier ancien a porté "particulièrement préjudice aux ménages à ressources modestes", souligne l'ANIL dans son étude. La montée en puissance des personnes seules ou des familles monoparentales qui souhaitent accéder à la propriété est aussi parfois "synonyme de difficultés supplémentaires", poursuit l'ANIL.

Lorsque les ménages n'ont pas un emploi de "caractère pérenne", l'obtention d'un contrat à durée indéterminé ou d'un deuxième emploi pour le conjoint peuvent s'avérer "cruciale" pour la concrétisation d'un projet d'achat, remarque-t-elle. Les ADIL dispensent environ 20.000 consultations par an à des candidats à l'accession à la propriété.

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