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Esprimm inaugure « Le Macassar », un immeuble de bureaux devenu logement

Esprimm inaugure « Le Macassar », un immeuble de bureaux devenu logement
Esprimm, promoteur immobilier spécialisé dans les opérations architecturales et les rénovations à Paris et en Île-de-France, a présenté ce mardi 20 juin sa dernière réalisation, Le Macassar. Cet ancien immeuble de bureaux art déco a été transformé en 12 logements de prestige, en plein coeur d’Issy-Les-Moulineaux. Une réalisation peu aisée, qui met en exergue les défis que sont de mettre à jour des bâtiments et de changer leur fonction, sans pour autant les dénaturer.

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C’est sous une chaleur écrasante, et en présence d'André Santini, député des Hauts-de-Seine et maire d’Issy-Les-Moulineaux, des élus locaux et des équipes ayant travaillé sur le projet, que l’inauguration officielle du Macassar s’est déroulée ce mardi 20, accompagnée du lancement commercial du bâtiment.

Esprimm, entreprise fondée en 1999, s’est faite une spécialité de restructurer et moderniser des immeubles anciens (ateliers, bureaux, monuments historiques) pour les transformer en logements. Le Macassar n’est donc pas son premier coup d’essai. Construit dans les années 50, l’immeuble de style art déco abritait à l’origine les bureaux de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de la ville. Jamais rénové, le bâtiment de 926 m2 aujourd’hui, devenu vétuste, fut abandonné.

Obtenir le permis de construire ne fut pas une mince affaire : le voisinage, échaudé par de nombreux projets immobiliers plus proches de la défiguration ou démolition qu’autre chose, se sont mobilisés en créant en 2011 l'association "Douceville" afin de défendre le site du square de Weiden et a pression jusqu’à ce qu’un projet, celui d’Esprimm, leur convienne. Une dévotion chaudement remerciée lors de la présentation hier du bâtiment.
La condition sine qua non pour obtenir l'approbation de Douceville était notamment de respecter l’architecture du bâtiment tout en lui redonnant vie. Ce dernier, au milieu d’un parc et dans une position centrale, influence en effet tout le quartier, qui n’aurait pas supporté un projet non esthétique.

Revaloriser le patrimoine

Les travaux, qui en étaient à leur toute dernière étape de finition lors de l'inauguration, ont duré 18 mois. Le bâtiment abrite maintenant 12 logements, de 35 à 140 m2, comprenant jardins et terrasses, et au prix de vente moyen de 10 840 euros le m2.

Le bâtiment a notamment bénéficié d’une surélévation partielle en bois, afin de gagner un maximum d’espace. Un travail effectué par le bureau de l'architecte Vincent Eschalier, qui travaille régulièrement avec Esprimm. Le choix du bois pour l'ajout d'un étage s'explique par les limites de poids qu'il fallait prendre en compte dans le cadre du renforcement des fondations, à cause des difficultés posées par le sous-sol parisien.. Haut de 4 étages, il se distingue surtout par l’empilement de ses logements, qui sont tous « emboités » les uns dans les autres sans donner de sensation d’étouffement. L’immeuble est de cette catégorie d’endroits qui sont beaucoup plus grands à l’intérieur qu’ils n’en ont l’air à l’extérieur.

« Dans chacune de nos créations, nous donnons la priorité à l’architecture et au design », explique Benoit Halluin, co-fondateur d’Esprimm. Le Macassar, aux lignes droites, aux tons blancs tranchés par un toit et des embrasures noirs, témoigne en effet du style typique du promoteur, tout en conservant la forme du bâtiment. Des travaux auxquels ont participé les ouvriers de BQS (Bâtiment Qualité Service), dont le patron Gilles de Vismes était présent lors de la présentation. Une entreprise mentionnée, remerciée et applaudie lors de l'évènement, pour son travail d'insetion et de formation continue de jeunes en difficulté ou aux erreurs de parcours, conventionnée préfecture et inspection du travail. Une caractéristique rare et exemplaire, dû en partie par son statut d'entreprise générale, fait rarissime aujourd'hui.

Le Macassar a également été rénové pour convenir aux normes actuelles, avec l’étiquette RT 2012, même s’il ne possède pas de panneau solaire ou autre nouvel équipement, le développement durable n’ayant pas été la priorité du projet. La consommation énergétique a toutefois été prise en compte : la plupart des logements (entièrement achevés, avec cuisine équipée) contiennent une poêle à bois et les fenêtres font en sorte de bénéficier du maximum de lumière naturelle, afin de ne pas avoir recours à l’éclairage.

Le bâtiment comprend également une œuvre de l’artiste Christian Renonciat, sculpteur français travaillant le bois. En effet, Esprimm s'est associé au programme « Un immeuble, une œuvre », qui consiste à installer une œuvre d’art d’un artiste envie dans chacun des édifices. Histoire de faire cohabiter les artistes d’aujourd’hui avec les immeubles d’hier.

François Tassain
Photo de Une : ©Esprimm

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