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Un démonstrateur de la troisième révolution industrielle pour l’Université de Lille

Un démonstrateur de la troisième révolution industrielle pour l’Université de Lille
C’est une nouvelle définition de l’apprentissage que s’apprête à donner l’IUT C de Roubaix (59) ! L’Université de Lille est en effet en train de se doter du premier bâtiment universitaire de France à énergie positive. Présenté comme un démonstrateur de la troisième révolution industrielle (Rev3), l’édifice devrait être livré pour la rentrée scolaire de septembre 2018. Présentation.

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Le développement du Campus Gare, au cœur de Roubaix, se poursuit ! Après la livraison d’un hôtel en 2015 puis d’un premier bâtiment universitaire l’année suivante, le territoire s’apprête à accueillir l’IUT C, où sont attendus quelque 1 300 étudiants dès la rentrée prochaine.

La particularité de ce projet ? Il s’agira du premier bâtiment universitaire de France à être reconnu Bepos, conformément aux attentes du maître d’ouvrage, l’Université Lille 2 Droit et Santé. En effet, dès la phase de conception, une attention particulière a été portée sur « la préservation de la biodiversité », comme l’explique l’université.

« Non seulement le réaménagement des différents espaces s’appuie sur une conception architecturale qui encourage la biodiversité (toits terrasses, façades végétalisées) mais aussi sur la mise en valeur du corridor écologique et la préservation de la végétation qui est apparue de manière spontanée au fil des années sur ce territoire », indique l’organisme.

« Surtout l’université a souhaité faire de ce campus à travers la conception innovante du futur bâtiment de l’IUT un lieu démonstrateur de la Troisième révolution industrielle en matière de gestion environnementale et énergétique », poursuit le maître d’ouvrage.

De la maquette numérique au label Bepos…

Dès 2016, le groupement CREM (Demathieu Bard, Anaa Architectes, Maning, Engie Axima, Energelio, Oger International) est choisi pour mener le projet à bien. 7 400 m2 de surface, répartis sur sept niveaux, étaient concernés. Aujourd’hui certifié NF-HQE tertiaire, Passivhaus et Bepos, le bâtiment, baptisé « L’Atrium », a bénéficié de la maquette numérique pour une conception optimisée.

Demathieu Bard explique ainsi que c’est l’outil Revizto qui a été utilisé pour permettre aux différents acteurs mobilisés sur ce projet de le modifier à leur guise. Le choix du BIM a surtout permis de réduire les coûts de construction (-10%, d’après Demathieu Bard) et les travaux de métrés, tout en réalisant plus rapidement les lots techniques.


Finalement, le projet se distingue avant tout par son exemplarité, rendue possible par les choix techniques dont il a fait l’objet. Pas moins de 500 m2 de panneaux photovoltaïques ont été déployés sur la toiture-terrasse afin de produire jusqu’à 34 kWh/(m2.an), pour une consommation d’énergie primaire (CEP) de 31 kWh/(m2.an).

« L’énergie produite par les panneaux solaires en toiture sera stockée sur batteries et sous forme cinétique à travers un Volant de Stockage Solaire Voss. Le cylindre en béton accumulera l’électricité en journée et la relâchera en soirée pour assurer l’éclairage et la ventilation à mi-saison », détaille l’entreprise de construction.

…en passant par la certification Passivhaus

À ces éléments s’ajoutent les critères du label Passivhaus, dont l’obtention a nécessité de nouvelles réflexions sur l’isolation, les fenêtres, les ponts thermiques, l’étanchéité à l’air et les ventilations. Là encore, de nombreux dispositifs innovants ont permis à L’Atrium de remplir les différents critères de la certification.

Tout d’abord, l’isolation de la toiture-terrasse en béton est assurée par 400 mm de polystyrène. Les façades, de leur côté, disposent d’un isolant extérieur de 250 mm auquel s’ajoute un habillage en métal. Pour les murs enterrés, l’épaisseur de l’isolant atteint même les 300 mm. Pour compléter l’ensemble, des ouvertures en triple vitrage assureront la ventilation naturelle au sein des locaux, tout en apportant une forte luminosité.

Grâce à ces équipements, le coefficient de déperdition ne sera que de 38,5 kWh/m2/an (catégorie A), tandis que les besoins de chauffage s’élèveront à 14,51 kWh/m2/an (contre 15 kWh/m2/an pour le minimum exigé par la certification Passivhaus). La consommation totale en énergie primaire du bâtiment, enfin, ne devrait pas dépasser les 120 kWh/m2/an.

Cerise sur le gâteau : « la partie de la toiture non exploitée pour l’énergie solaire sera végétalisée et des espaces verts qualitatifs seront aménagés pour les usagers afin de contribuer à la biodiversité urbaine », indique l’Université de Lille. Autant dire que le bâtiment ne devrait avoir aucun mal à devenir un modèle d’éco-construction.

F.C
Photos : ©Demathieu Bard

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