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La stratégie énergétique de la France enfin dévoilée !

La stratégie énergétique de la France enfin dévoilée !
Abordée, il y a quelques jours, par l’Élysée, la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) et la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC) de la France ont été présentées dans les détails ce 27 novembre par François de Rugy. Le ministre de la Transition écologique et solidaire a ainsi annoncé les objectifs fixés par le gouvernement afin d’atteindre la neutralité carbone à horizon 2050.

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Particulièrement attendue, la stratégie française pour l’énergie et le climat a enfin été dévoilée ce mardi 27 novembre par le ministre François de Rugy. Dans ce cadre, celui-ci a présenté, après une allocution d’Emmanuel Macron, les objectifs ambitieux de la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC) et de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), qui devraient permettre à la France d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050.

« Les perspectives doivent être claires pour les consommateurs et les indsutriels, nous mobilisons tous les acteurs », a assuré le ministre d’État. « Nous sommes au début d’un changement important, avec une feuille de route précise. Nous avons fait le choix d’assumer cette transformation. »

Des orientations diverses et ambitieuses

Dans le cadre de la stratégie française pour l’énergie et le climat, 20 objectifs ont été fixés par le gouvernement, organisés autour de 7 thématiques majeures : production d’énergie, bâtiments, transports, agriculture, industrie, déchets, et forêt et puits carbone.

Entre autres, les dernières centrales à charbon devraient fermer d’ici 2022 au profit d'équipements producteurs d’énergie renouvelable électrique, dont les capacités installées vont doubler dans les dix prochaines années. De quoi contribuer à l’objectif de l’exécutif d’atteindre une part du nucléaire au sein du mix électrique de 50% en 2035.

Du côté des bâtis, un effort supplémentaire sera fourni pour améliorer l’efficacité des moyens de chauffage. 500 000 logements par an devraient également être rénovés, en partie grâce au maintien du Crédit d’impôt transition énergétique (CITE). Le gouvernement s’est également engagé à accélérer l’économie circulaire, aussi bien dans le secteur du BTP que dans tous les autres d’ailleurs.

La stratégie pour l’énergie et le climat ne se cantonnera évidemment pas à la construction. Entre autres, l’essor des véhicules électriques, la réduction des émissions du secteur agricole, le développement de la bioéconomie, la généralisation de l’éco-conception des produits issus de l’industrie, sont autant d’ambitions poursuivies par l’État.

La neutralité carbone encore loin d’être acquise

Pour y parvenir, la France pourra notamment compter sur la feuille de route établie dans le cadre de la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC), directement intégrée à la politique climatique menée par l’exécutif actuel.

Selon le ministère de la Transition écologique et solidaire, la SNBC « définit des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre », « met en œuvre l’ambition du gouvernement présentée en juillet 2017 dans le Plan Climat (…) en fixant pour cap l’atteinte de la neutralité carbone dès 2050 », et « est cohérente avec les engagements de la France pris auprès de l’Union européenne » à propos de la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Pour autant, les objectifs fixés par cette feuille de route nécessitent, là encore, que « chaque Français [se sente] acteur de cette transformation de notre modèle énergétique », comme le scandait François de Rugy lors de la présentation du plan gouvernemental. La neutralité carbone nécessitera ainsi de décarboner la production d’énergie d’ici à 2050 en se reposant sur d’autres sources, dont la biomasse et la géothermie.

Les consommations énergétiques devront également être largement réduites, et ce, dans tous les secteurs, de même que les émissions non liées à la consommation d’énergie. En parallèle, l’État envisage d’augmenter les puits de carbone, ces réservoirs absorbant le carbone circulant dans la biosphère, justement dans le but de réduire les émissions résiduelles incompressibles avant 2050.

Les nombreux atouts des énergies renouvelables

Si un long chemin doit encore être parcouru dans le cadre de la SNBC, les objectifs fixés pour la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) ne sont pas en reste ! Le gouvernement envisage en effet d’augmenter de 50% les capacités de production d’EnR en 2023, et de les doubler à horizon 2028 par rapport à 2017.

La consommation primaire des énergies fossiles, à l’inverse, baisserait de 20% d’ici à 5 ans (en comparaison à 2012), et même de 35% dans dix ans. En parallèle, 4 à 6 réacteurs nucléaires devraient fermer avant 2030, afin d’atteindre l’objectif des 14 réacteurs clôs d’ici 2035. Tenus, ces résultats permettraient de réduire le taux de précarité énergétique de 11,5% en 2017 à 9,5% dix ans plus tard.

Le détail des objectifs de développement des filières d'énergies renouvelables.
©Capture d'écran Dossier de presse Ministère de la Transition écologique et solidaire

En outre, l’ensemble de ces objectifs a été répertorié dans 4 catégories : réduire la consommation d’énergie, tourner le dos aux énergies fossiles, diversifier le mix énergétique en développant les énergies renouvelables et de récupération et en enclenchant une décroissance du parc nucléaire, et maîtriser la facture énergétique, préserver la compétitivité des entreprises, développer emplois et innovation.

Sur ce dernier point tout particulièrement, l’État estime que « la transition énergétique est source de croissance économique ». « Le Produit intérieur brut devrait croître de 1,3 point de plus en 2023 sous l’effet des mesures adoptées par la PPE et de 2 points en 2028 », explique le ministère de la Transition écologique et solidaire.

En plus de nombreux investissements, la PPE devrait être à l’origine de plusieurs créations d’emplois, de l’ordre de 246 000 postes en 2023, et de 420 000 en 2028. Une bonne nouvelle, alors que le taux de chômage en France peine à baisser depuis juillet 2017.

F.C
Photo de Une : @Min_Ecologie (Twitter)

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