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Dégradations au siège de la FFB : un militant de la CGT-Construction relaxé

Dégradations au siège de la FFB : un militant de la CGT-Construction relaxé
Reconnu coupable, en 2016, d’avoir vandalisé le siège de la Fédération française du bâtiment (FFB) deux ans auparavant, Philippe Christmann, un cadre de la CGT-Construction, a finalement été relaxé lundi en appel. De quoi calmer les ardeurs de la Confédération, pour qui ce procès relevait d’une « criminalisation de l’action syndicale ».

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En 2014, Philippe Christmann et une trentaine de militants de la CGT-Construction participaient à une action surprise au siège de la Fédération française du bâtiment (FFB). Réclamant un départ à la retraite à 55 ans pour les professions les plus pénibles, c’était à coups de peinture à l’eau et de projection de confettis que les ‘’activistes’’ avaient tenté de se faire entendre.

Deux ans plus tard, Philippe Christmann avait été reconnu coupable pour ces actes, et rendu « complice » de plusieurs autres dégradations « ayant entraîné un dommage léger ». Celles-ci comprenaient notamment des tags, du mobilier déplacé ou encore des autocollants.

Le parquet avait alors fait appel de cette décision judiciaire, qui condamnait le prévenu à une amende de 500 euros à laquelle s’ajoutaient 17 000 euros à verser à la FFB (1 000 euros au titre de préjudice moral, 14 500 pour le matériel et 1 500 euros de frais de justice).

Un retournement de situation inopiné

La CGT peut néanmoins s’estimer heureuse. Ce lundi 28 mai, Philippe Christmann, 54 ans, a finalement été relaxé, mettant fin à la polémique. L’organisme déplore néanmoins que ce procès ait pu s’apparenter à une « criminalisation de l’action syndicale ».

L’avocate du prévenu, Me Cathy Farran, avait quant à elle accusé la FFB de vouloir « gonfler les faits et charger la barque » lors du procès en appel, fin mars. Selon elle, l’attitude du patronat pouvait être considérée comme une « atteinte grave à la liberté syndicale ».

« Comment on aurait pu condamner une personne seule sur une action collective décidée par une organisation ? », a ajouté Serge Pléchot, secrétaire général de la CGT-Construction. « Ca remet dans le droit chemin ceux qui nous ont attaqués. »

Si Philippe Christmann, lui, s'est réjoui de cette « grande victoire », il n'en reste pas moins que « le préjudice a été indemnisé », comme l'a confirmé Me Claude Vaillant, l'avocat de la FFB. « Nos droits ont été totalement reconnus et validés par la juridiction », a-t-il souligné.

L’avocate générale, enfin, s’est dite « étonnée » de voir que les faits avaient été requalifiés en dégradations légères, alors même que le bâtiment avait été rendu « impropre à l’usage » d’après elle. Cette affaire judiciaire n’aura cependant été que le reflet des mauvaises relations qu’entretiennent les deux organisations professionnelles, déjà opposées l’une à l’autre il y a quelques mois dans le cadre de la convention collective.

F.C (avec AFP)
Photo de Une : ©Fotolia

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