Inscrivez-vous à la Quotidienne du Bâtiment

Accueil > Actualités du BTP > Vie des sociétés > Une alliance entre la France, l’Espagne et le Portugal pour relier les réseaux électriques

Une alliance entre la France, l’Espagne et le Portugal pour relier les réseaux électriques

Une alliance entre la France, l’Espagne et le Portugal pour relier les réseaux électriques
Les dirigeants français, espagnols et portugais se sont réunis vendredi dernier à Lisbonne afin d’annoncer un projet commun : la construction d’une ligne sous-marine de 370 km visant à relier leurs réseaux électriques. Grâce à cette initiative de grande envergure, les trois États espèrent lutter contre l’isolement énergétique de la péninsule ibérique, en bénéficiant, entre autres, de l’excédent de production d’électricité du Portugal. Explications.

Vie des sociétés |

Recommander cet article
Imprimer cet article

C’est un projet de grande envergure que la France, l’Espagne et le Portugal ont officialisé le 27 juillet à Lisbonne. Les trois États comptent en effet construire une ligne sous-marine de 370 km de long à horizon 2025 afin de relier leurs réseaux électriques et, surtout, réduire l’isolement énergétique de la péninsule ibérique.

Les capacités d’échanges d’électricité entre l’Espagne et la France pourraient ainsi doubler afin d’atteindre les 5 000 MW, d’après le gestionnaire RTE. De quoi séduire la Commission européenne, qui a d’ores et déjà promis de participer au financement du projet « Golfe de Gascogne » à hauteur de 30%, soit 578 millions d’euros.

Constituant « un pas très important » selon le Premier ministre portugais Antonio Costa, la signature de l’accord de financement autour de cette opération est un moment historique. Il s’agit en effet du projet le plus important mené conjointement par l’Espagne et le Portugal depuis que les deux voisins sont engagés dans la lutte contre l’isolement énergétique de la zone.

De nouveaux projets déjà en cours

Si la France et l’Espagne avaient déjà doublé leur capacité d’échange d’énergie en 2015, le Portugal, quant à lui, compte bien assister la péninsule ibérique en lui faisant profiter de son excédent de production d’électricité, notamment renouvelable, grâce à de nouvelles interconnexions. La revente de ce surplus d’énergie au Maroc est également envisagée.

L’Espagne et le Portugal ne comptent cependant pas s’arrêter en si bon chemin, et ont par ailleurs de grandes aspirations concernant le marché du gaz en Europe. Les deux pays envisagent notamment de mettre en œuvre le projet « Midcat », qui consiste en la construction d’un nouveau gazoduc reliant la France par la Catalogne.

Pourtant, ce programme est loin de faire l’unanimité à Paris et auprès de la Commission européenne, dont une étude publiée en avril dernier avait démontré que cet important projet (440 millions d’euros) serait un véritable gouffre financier car non rentable. Son utilité même était remise en question. Le président Emmanuel Macron a malgré tout assuré que si le gazoduc Midcat venant à avoir « du sens économique », il n’hésiterait pas à donner son accord.

F.C (avec AFP)
Photo de Une : ©Fotolia

Recommander cet article
Imprimer cet article

Vos réactions | 0 réactions

Commenter cet article

Les champs à remplir sont obligatoires pour la publication de votre commentaire.

 

 

Le dépôt de votre commentaire ne nécessite pas d'authentification et sera soumis à la validation de notre modérateur.

Dossiers partenaires :

Suivez-nous :

Linkedin
Twitter
Facebook

Les produits de la semaine :