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Le géant Caterpillar attaqué en justice par la société nordiste TIM

Le géant Caterpillar attaqué en justice par la société nordiste TIM
Caterpillar, le géant américain des engins de chantier, a été attaqué en justice vendredi 16 juin, devant le tribunal de commerce de Lille par TIM, filiale du groupe allemand Frizmeier. La société, spécialisée dans les cabines et composants pour engins de chantier, accuse le groupe, qui représentait la grande partie de son chiffre d’affaires, d’être responsable de son redressement judiciaire après avoir cessé toute commande.

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La société TIM, filiale du groupe allemand Frizmeier, basée à Quaëdypre dans le Nord, a annoncé attaquer en justice rien de moins que Caterpillar, la société américaine référence dans les engins de chantier. La raison ? Une cessation brutale des commandes de Caterpillar à TIM en 2016, à cause de la décision de la multinationale de fabriquer ses produits en interne. Un arrêt qui a été dévastateur pour TIM, qui était un des sous-traitants de Caterpillar, et se retrouve en redressement judiciaire depuis le 31 janvier. Ce dernier s'achèvera le 28 juin, avec à la clé, le risque d'une liquidation judiciaire.

« En un an, le volume qui représentait 65% du chiffre d’affaires a été divisé par 6. Le chiffre d’affaires de TIM a, de ce fait, été divisé par 2 en 12 mois », explique TIM.

La société, qui met en avant l’importance qu’avait Caterpillar dans sa santé (l’américain représentait 50% du CA de la société depuis plus de 30 ans ! ), considère « avoir le statut d'atelier déporté de Caterpillar, au regard de l'importance et de la gouvernance dans la gestion quotidienne de TIM fortement influencée par Caterpillar ».

Caterpillar aurait également « imposé à TIM des investissements importants sans y contribuer financièrement, ainsi que des prix minorés constitutifs d'un déséquilibre significatif ». Autant dire que l’arrêt brutal des commandes a été d’autant plus mal reçu par TIM, qui estime aujourd’hui que Caterpillar « est socialement et financièrement responsable de la situation créée. Selon toutes les jurisprudences en vigueur, une juste contribution de Caterpillar, permettant la poursuite de l'activité de TIM, est tout à fait fondée ».

La société réclame 130 millions d'euros à Caterpillar. TIM, présente dans le Nord, ancien bassin minier très fortement touché par le chômage, comptait 900 salariés au début des années 2010. Ils ne sont plus que 480 aujourd’hui.

Manque de confiance

Naturellement, la réponse de Caterpillar ne s’est pas fait attendre.

Le groupe a réagi le jour même, dans un communiqué dans lequel il remet en cause l’efficacité et la fiabilité de la société nordiste, affirmant qu'« au fil des années, TIM a malheureusement eu un historique de défaillances en ce qui concerne ses engagements en matière de qualité, de volumes et de livraisons, et ceci particulièrement depuis le changement de direction de TIM au début de 2014 ». Il a aussi affirmé avoir déjà volé au secours de TIM.

« Ces derniers mois, Caterpillar Sarl et Caterpillar U.K. Ltd. ont offert à TIM une aide exceptionnelle et temporaire, consistant en une contribution financière substantielle et des volumes à un niveau minimal pendant une période de temps allant jusqu'à 24 mois, sous réserve de qualité et de livraisons dans les délais », a ajouté Caterpillar. Selon la firme, cette offre n'a pas reçu de réponse.

Du côté des syndicats, le pessimisme est de mise, et beaucoup s’attendent à voir la société reprise par son propriétaire actuel, Fritzmeier. « Il va créer une ''new co'' (nouvelle société), ne reprendra que la moitié des salariés, et en plus, toutes ses dettes seront effacées, ce qui signifie qu’il n’aura même plus à financer le précédent plan social (123 licenciements). Pour nous, cela est inacceptable », avait affirmé Olivier Lamote, délégué CFDT chez TIM-Quaëdypre.

Pour eux, l’assignation en justice de Caterpillar ne sert qu’à gagner un peu de temps, afin de repousser la décision du tribunal de commerce jusqu’au 15 juillet, date de la fin des négociations avec l'Américain.

F.T (avec AFP)
photo de une : © Fotolia

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