En 2025, les offres d'emplois du BTP baissent moins que les autres secteurs
Publié le 23 janvier 2026, mis à jour le 23 janvier 2026 à 16h45, par Raphaël Barrou

En 2025, le marché de l'emploi semble « entrer dans une phase de normalisation » selon le baromètre trimestriel de Hellowork. Par rapport à 2024, la plateforme a enregistré une baisse de 9,8 % des offres d'emploi diffusées. « Une phase d’ajustement logique après plusieurs années exceptionnelles », selon David Beaurepaire, directeur délégué du site.
« Le marché de l’emploi reste solide, porté par des besoins structurels forts, notamment dans la santé et les services. Les entreprises continuent de recruter, pour remplacer les départs (démissions, fins de période d’essai, ruptures conventionnelles) mais de façon plus ciblée et plus sélective, ce qui dessine un marché plus équilibré pour les années à venir, avant l’hiver démographique des années 2030. »

Au total, 10,1 millions d'offres ont été publiées l'année dernière. Selon Hellowork, la baisse est particulièrement marquée sur les recrutements en CDI (-11 %) et les CDD (-12 %).
Les alternances (-12 %) aussi sont concernées par ce constat. Une évolution qui « s’explique en grande partie par les effets de la réforme du financement de l’apprentissage et notamment la réduction des subventions, qui a freiné les projets de recrutement des entreprises. »

Le BTP représente 4 % du total des offres de CDI, CDD et alternances publiées sur Hellowork en 2025. Loin derrière des secteurs comme la Santé et le Social (13 %), les services à la personne ou aux entreprises (12 %).
Quant à lui, l'intérim ralentit moins vite (-8 %) , porté par le secteur du BTP et de la construction, qui figure en première position, et qui représente à lui seul 23 % des offres. Le BTP parvient d'ailleurs à mieux limiter son recul dans cette catégorie (-3,7 %) que la supply chain et le transport (-18 %) et la production et la maintenance (-11 %).
Résultat : Hellowork considère que la construction et l'immobilier sont toujours des secteurs en tension avec beaucoup d'offres et une faible concurrence entre candidats.
Par Raphaël Barrou














