Autoroute A69 de Toulouse à Castres : vers mise en service en octobre 2026
Publié le 23 janvier 2026, mis à jour le 23 janvier 2026 à 16h22, par Raphaël Barrou

Cette fois, le chantier de l'autoroute A69 semble bel et bien relancé. Après la décision le 30 décembre de la cour administrative d'appel de Toulouse d'autoriser la reprise des travaux, le concessionnaire Atosca a annoncé jeudi 22 janvier que la pose du revêtement avait débuté.
Une mise en service prévue pour octobre 2026
Pour rappel, en première instance, la cour administrative avait annulé l'autorisation environnementale, actant la suspension des travaux pendant plusieurs mois. À la suite de la décision en appel, les opposants au projet controversé de cette autoroute reliant Toulouse à Castres ont annoncé se pourvoir en cassation. Mais la mise en service de l'axe routier est prévue pour octobre 2026.
« On a fraîchement démarré », a déclaré Walter Guyonwarch, qui conduit les travaux de l'autoroute, affirmant que les « quelques dizaines, centaines de mètres » d'enrobé, couvrant une « bretelle d'entrée » de la future autorout dans sa portion située en Haute-Garonne, avaient déjà été posées.
Environ 500 000 tonnes de revêtement restent encore à poser. Ce qui sera fait d'ici cet été selon Atosca grâce aux 850 personnes et 350 engins qui travaillent actuellement sur le chantier.
« 78 % du budget du chantier a été dépensé », selon Atosca
« Nous poursuivons notre chemin », a réagi Martial Gerlinger, directeur général d'Atosca. Selon lui, « 78 % du budget du chantier a été dépensé », ce qui correspondrait à 90 % des terrassements et 97 % des ouvrages d'art.
Malgré les péripéties judiciaires, Monsieur Gerlinger a déclaré qu'à ce stade, Atosca se base « sur le budget initial ».
Par ailleurs, Atosca a dû mettre un terme, à la suite d'arrêtés préfectoraux et d'une décision de justice, à une utilisation illégale de plusieurs dizaines d'hectares de surfaces non autorisées. Le directeur général d'Atosca a affirmé qu'il n'y aurait plus de dépassement d'emprise sur le chantier de l'A69. Une version contestée par le collectif La voie est libre, qui affirme que ces débordements étaient plus importants que ceux annoncés dans un premier temps.
Par Raphaël Barrou (avec AFP)














