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RT 2012 : un seuil minimum de surfaces vitrées fixé ?

08 septembre 2010
RT 2012 : un seuil minimum de surfaces vitrées fixé ?
Une étude démontre qu’augmenter les surfaces vitrées d’un logement est un moyen pour les concepteurs de baisser la consommation d’énergies des bâtiments. Une raison recevable pour le législateur de fixer un seuil obligatoire de parois vitrées dans la RT 2012.

En pleine phase préparatoire de la rédaction de la RT 2012, quatre syndicats professionnels* ont confié au bureau d’études thermiques Cardonnel l’impact de la surface des parois vitrées sur le besoin en énergie des bâtiments résidentiels (évaluation du Bbio). La moyenne actuelle de la surface vitrée dans le neuf par rapport à la surface habitable est de13% (13m² d’ouverture, soit 8 à 9 fenêtres, pour une maison de 100m²). Une surface insuffisante pour les professionnels qui proposent d’introduire dans la future Règlementation Thermique un minimum de 17% de la surface habitable en parois vitrées.

Pour montrer l’incidence positive des parois vitrées sur le bilan Bbio des bâtiments résidentiels, le bureau d’études a choisi d’étudier le comportement thermiques de 2 bâtiments dans 3 zones climatiques de la RT 2012 (H1b = Nancy, H2b = La Rochelle et H3b = Carpentras). Les deux bâtiments étudiés sont une maison individuelle de 90m² habitable plein pied et un immeuble collectif de 840m² habitables sur 5 niveaux (4 studios et 8 appartements T4).

A la lecture des résultats, il apparait qu’en augmentant la surface d’une paroi vitrée, on améliore ses performances en thermiques d’hiver tout en diminuant son coût relatif ; passer d’une fenêtre de 1,44m² à une porte-fenêtre de 2,25m², c’est augmenter la surface de 56% et abaisser le prix au m² de la paroi vitrée de 14%. Les différents cas étudiés montrent que le ratio 1/6 de baies vitrées / surface habitable peut être retenue comme le minimum règlementaire pour réduire les besoins d’énergie (Bbbio) des bâtiments résidentiels même en zone froide.



 
Influence de la surface d'une baie vitrée Accroissement de la surface/Réduction BBio

Dès qu’il est fait appel à des fenêtres de meilleures performances que celles retenues pour référence de la RT 2005 et dès que les surfaces vitrées augmentent (jusqu’à 25%), les gains obtenues au niveau Bbio sont significatifs (de 4 à 10 points Bbio, soit 2 à 5 kWhep/m²). Les besoins en éclairage artificiel sont réduits de près de 15%. A noter aussi lorsque le couple orientation/performances des baies est optimisé, les gains générés sont encoreplus élevés et permettent d’atteindre 30% de surface vitrée.

Tout l’intérêt que démontre cette étude est donc de réduire les deux postes consommateurs d’énergie que sont le chauffage et l’éclairage en bénéficiant au maximum des apports solaires. Une obligation pour réussir le défi de la RT 2012.

Bruno Poulard

*  CSFVP : Chambre Syndicale des Fabricants de Verre Plat
   SNFA : Syndicat national de la construction des fenêtres, façades et activités associées
   SNFPSA : Syndicat National de la Fermeture, de la Protection Solaire et des professions Associée
   UFME : Union des Fabricants de Menuiseries Extérieures

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Vos réactions | 7 réactions Toutes les réactions

1 - Anthia le 27 décembre 2010

Peut-on avoir accès à l'étude mentionnée ? Au premier abord, les conclusions sont aberrantes car uniformes : il n'est tenu aucun compte du climat, de l'altitude, du relief (fond de vallée/plaine ou plateau) ni de l'environnement bâti ou non (masque par un immeuble au sud), de la parcelle (en ville, la seule face libre peut être la face nord de l'immeuble à construire)... Et les indications de coûts comparés sont tout aussi aberrantes : tout dépend du système constructif. Voyez les tarifs des baies en acier de KDI, gamme Fineline. Où va-t-on avec de telles aberrations dans la réglementation ? Nous sommes là devant une ineptie équivalente à la règle des cinq fruits et légumes par jour qui ne tient compte, par exemple, ni de la présence de pesticides, ni, déjà, de la définition de ce qu'il faut entendre par fruits et légumes, nombre de légumes étant des fruits, ni, dans les portions, de la taille, de l’âge ni du genre de vie de l’intéressé...

 

 

2 - vilma le 13 septembre 2010

M. Thierry Rieser, vous avez certainement vu la réponse que j'ai faite, qui est apparue avant votre article, bien que rédigé avant. En résumé, il n'y a pas de risque de surchauffe, des l'ors qu'il est installé une occultation adaptée pour l'été. Cette derniere permet en outre une économie sur le chauffage en hiver (sauf ci végétale, treille, arbres). Ceci afin d'apporter a la reflexion globale, à laquelle nous nous devons de participer. Bien amicalement donc.

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