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Construction : le dynamisme du non-résidentiel peine à compenser la baisse des logements

Construction : le dynamisme du non-résidentiel peine à compenser la baisse des logements
La conjoncture est toujours aussi mitigée sur le secteur de la construction ! En effet, si tous les voyants sont au vert du côté du non-résidentiel, les logements, eux, ne parviennent toujours pas à remonter la pente. De février à avril, les mises en chantier ont en effet baissé de -7,8% par rapport au trimestre précédent. En parallèle, les autorisations de logements ont légèrement progressé, à hauteur de 1,6%. Le point.

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Le secteur de la construction a encore du mal à se refaire une santé ! Après l'Unicem, qui faisait le bilan du marché des matériaux ce lundi 28, c'est aujourd'hui le ministère de la Cohésion des territoires qui a partagé les chiffres relatifs aux autorisations et mises en chantier. Et malheureusement, la tendance observée depuis le début de l'année ne s'inverse toujours pas.

En effet, le gouvernement annonce un net repli des mises en chantier de logements de février à avril 2018, soit -7,8% par rapport au trimestre précédent. Ni l'individuel (-2,7%) ni le collectif (-11,4%) ne sont épargnés. En revanche, les autorisations à la construction se veulent plus dynamiques, affichant une progression de 1,6%, boostées par le collectif (+8,8%). L'individuel, en revanche, est en berne (-8,1%).

Hausse généralisée des indicateurs annuels

Pour autant, le marché reste dans le vert au regard des chiffres enregistrés au cours des douze derniers mois. A fin avril 2018, 495 100 logements autorisés et 422 900 mises en chantier sont recensés, soit une augmentation respective de 3,2% et 7,1% par rapport à l'année précédente.

Dans le détail, les logements individuels affichent une légère croissance en termes d'autorisations à hauteur de 1,2% (soit +1,4% pour les logements individuels purs, et +0,5% pour les groupés). En parallèle, les mises en chantier ont également progressé de 6,6%, à raison de 7,8% dans l'individuel pur et 3,3% dans l'individuel groupé.

Le collectif n'est pas en reste, avec une nette augmentation des autorisations accordées de mai 2017 à avril 2018 (+4,6%). Le secteur a pu, pour cela, compter sur les logements collectifs ordinaires (+6,5%), à l'inverse des logements en résidence (-8,6%). Dans le même temps, les mises en chantier affichent une hausse de 7,4%, profitant là encore de la bonne santé des logements collectifs ordinaires (+8,4%), tandis que les biens en résidence se stabilisent (+0,1%).

Le ministère ajoute que le taux d'annulation des logements individuels au mois d'avril 2018 était de 11,4%, toujours sous sa moyenne de longue période (12,3%). A l'inverse, il est bien au-dessus dans le collectif, soit 26,1% contre 18,9%. Il faut également compter 5,1 mois pour qu'un chantier se mette en œuvre dans l'individuel, et 11,2 mois dans le collectif.

Le non-résidentiel en grande forme

Si la conjoncture est plutôt mitigée pour les logements, elle est beaucoup plus tranchée pour le non-résidentiel. L'ensemble des indicateurs est en effet positif ! D'après le ministère, 9,3 millions de m2 de locaux non résidentiels ont été autorisés à la construction de février à avril 2018, soit 4,2% de plus qu'au cours du trimestre précédent. Les bureaux (+32,8%), l'artisanat (+21,5%) et les locaux industriels (+20,4%) sont particulièrement dynamiques, contrairement à l'hébergement hôtelier (-28,7%), les exploitations agricoles ou forestières (-16,4%) et le commerce (-15,5%).

Dans le même temps, 6,4 millions de m2 ont été mis en chantier (+1,9%). Là encore, les locaux industriels font preuve d'une grande vivacité (+45,2%), loin devant les bureaux (+25,8%) et les établissements de service public ou d'intérêt collectif (+15,3%). Les entrepôts affichent quant à eux un net repli (-35,6%), de même que l'hébergement hôtelier (-24,5%).

Au total, en un an à fin avril 2018, le gouvernement dénombre 41,6 millions de m2 de locaux non-résidentiels autorisés, soit une croissance de +10,5% au vu de l'année précédente. Tout comme pour les données trimestrielles, les bureaux (+24,2%), l'industrie (+16,1%) et l'artisanat (+15,6%) s'imposent comme les secteurs affichant la plus forte progression.

Enfin, les mises en chantier ont elles aussi augmenté de 7,4% en un an à fin avril 2018, totalisant 26,4 millions de m2 de locaux. L'industrie (+20,7%), l'artisanat (+18,6%) et les bureaux (+17,8%) se hissent encore en haut du classement des secteurs les plus vigoureux. Seules les exploitations agricoles affichent un léger repli (-6,0%). En espérant que la tendance se poursuive du côté des locaux !

Fabien Carré

Photo de Une : ©Fotolia

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