Accueil > Actualités du BTP > Vie pratique > La teneur en mercure des lampes fluocompactes fait débat

La teneur en mercure des lampes fluocompactes fait débat

22 février 2011
La teneur en mercure des lampes fluocompactes fait débat
L'éventuelle nocivité des lampes fluocompactes fait débat : teneur en mercure et émission d’ondes électromagnétiques trop élevées ? La Commission de la sécurité des consommateurs (CSC) s’est saisie du problème et publie ce mois-ci un avis relatif à la sécurité des personnes dans le cadre de l’utilisation de lampes fluocompactes en milieu domestique.

Nouvelles stars des rayons, les lampes fluocompactes ont détrôné les lampes à incandescence classiques, trop gourmandes en électricité. En effet, une lampe fluocompacte consomme 4 à 5 fois moins d’énergie pour des performances équivalentes en termes d’éclairage. D’après les fabricants, sa durée de vie oscille entre 6 000 et 10 000 heures contre 1 000 heures pour une ampoule classique. Les consommateurs, auparavant rebutés par leur prix élevé, sont aujourd’hui nombreux à s’équiper.

Consciente du débat actuel sur la nocivité des lampes fluocompactes, la Commission de la sécurité des consommateurs a procédé à des recherches sur les niveaux d’émission d’ondes électromagnétiques autorisés et sur les teneurs acceptables de mercure dans l’air. Plusieurs tests ont également été réalisés par un laboratoire spécialisé et indépendant afin de mesurer les concentrations de mercure dans l’air d’une pièce suite au bris d’une lampe fluocompacte. La CSC constate que la réglementation ne définit pas la teneur en mercure dans l’air considérée comme dangereuse pour le public, tant pour une exposition de courte durée que pour une exposition à plus long terme. Elle demande donc aux pouvoirs publics de déterminer les valeurs maximales d’exposition aux vapeurs de mercure acceptables dans l’air ambiant.

En outre, elle souhaite que la directive européenne relative à la limitation de l’utilisation de certaines substances dangereuses dans les équipements électriques et électroniques actuellement en vigueur (2002/95/CE du 27 janvier 2003) soit révisée. Celle-ci devrait prendre en compte les progrès technologiques réalisés ces dernières années et abaisser le niveau maximal de teneur en mercure de 5 à moins de 2 mg par lampe. La CSC encourage les professionnels à fabriquer, grâce aux nouvelles technologies disponibles, des lampes contenant le moins de mercure possible et émettant des rayonnements électromagnétiques moins intenses. Elle invite également les distributeurs à participer activement à la collecte et au recyclage des lampes fluocompactes usagées, même brisées.

Les précautions suggérées par la CSC aux consommateurs :

· Il convient de privilégier l’achat de lampes affichant les quantités de mercure les plus faibles possibles.
· En cas de bris, les occupants du logement sont invités à ventiler longuement la pièce et à la quitter. Ensuite, les débris doivent être ramassés soigneusement, par exemple à l’aide de gants et de papier absorbant, et placés dans des sacs en plastique en évitant que les débris de verre ne les percent. L’utilisation de l’aspirateur, qui contribue à mettre en suspension dans l’air des particules de mercure, est proscrite.
· Par ailleurs, le consommateur est invité à participer au recyclage des lampes fluocompactes usagées en les déposant dans un des points de collecte prévus à cet effet dans de nombreux magasins ou en déchetterie.
· Enfin, la CSC recommande, selon le rapport de l’ADEME rendu public en juin 2010, de se tenir à une distance minimale de 30 cm d’une lampe fluocompacte en cas d’exposition prolongée, par exemple lors d’une lecture à la lumière d’une liseuse.

B.P

Les articles associés à Vie pratique :

Les vidéos associées Vie pratique

Commenter cet article

Les champs à remplir sont obligatoires pour la publication de votre commentaire.

 

 

Le dépôt de votre commentaire ne nécessite pas d'authentification et sera soumis à la validation de notre modérateur. Veuillez taper les caractères tels qu'ils apparaissent ci-dessous.

Vos réactions | 2 réactions Toutes les réactions

1 - ikio71 le 23 février 2011

facile il suffit de fixer le taux 0 pour tout produit toxique et dangereux

 

 

2 - bluray le 23 février 2011

Le mercure (Hg) est connu comme neurotoxique s'il est avalé comme ce peut être le cas avec des plombages dentaires où la quantité en jeu est importante. Mais peut-il être inhalé en quantité suffisante pour le devenir, dans le cas d'une lampe brisée à la maison ou dans le bac de récupération d'une grande surface ??? Néanmoins, Il faut savoir que la teneur en vapeur de Hg dans l'air restera extrêmement faible ; n'étant pas médecin, je ne peux pas dire à quelle dose Hg est nocif dans ces cas. La meilleure solution serait de fabriquer des lampes qui ne puissent pas libérer de Hg en cas de brisure (enveloppe indéchirable par exemple) ; au point où l'on en est, le coût par lampe devrait être moins toxique pour le porte-monnaie que le Hg lui-même pour notre santé. Il est cependant choquant que les lampes actuelles soient aussi fragiles et ... onéreuses.

Newsletter des professionnels du BTP :

Inscrivez-vous à la Newsletter quotidienne du BTP

Les produits de la semaine :

Dossiers partenaires :

Visuel Dossiers partenaires

HAURATON, toutes les solutions de drainage et d'évacuation des...


HAURATON

L'importance de la gestion des ressources en eaux amène à collecter et drainer efficacement et avec une minimum de pertes... lire le dossier HAURATON
Visuel Dossiers partenaires

Bagar® Bag Max, le container géant !


BEISSIER

Venant enrichir sa gamme d’enduits professionnels Bagar®, Beissier signe ici un concept breveté économique et écologique... lire le dossier BEISSIER