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Limiter le réchauffement climatique à 2°C, un objectif hors d'atteinte ?

Limiter le réchauffement climatique à 2°C, un objectif hors d'atteinte ?
Alors que l'humanité vient tout juste de consommer la totalité des ressources que la planète peut renouveler en un an, une étude publiée par Nature Climate Change révèle aujourd'hui qu'il n'y a que 5% de chances de limiter le réchauffement climatique à 2°C. Pour rappel, cet objectif (qui semble plus que jamais hors d'atteinte) avait été fixé par l'accord de Paris en 2015. Précisions.

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Si pour Nicolas Hulot, « la transition énergétique est en train de faire ses preuves », le constat des chercheurs est, lui, beaucoup moins glorieux !

Une étude publiée lundi dernier dans la revue Nature Climate Change stipule ainsi qu'il y a 5% de chances seulement de maintenir le réchauffement climatique sous la barre des 2°C, fixée en 2015 par l'accord de Paris. Pire encore, les chances d'atteindre l'objectif de 1,5°C sont même de...1%.

Des températures en hausse de 3,2°C par an

Des scientifiques américains ont en effet étudié les projections de croissance de la population afin de déterminer la production future et les émissions de carbone dues à l'utilisation des énergies fossiles. D'après eux, « l'augmentation de la température est probablement de 2°C à 4,9°C, avec une valeur médiane de 3,2°C et 5% de chances qu'elle soit inférieure à 2°C ».

Les chercheurs précisent par ailleurs que leurs estimations ne sont pas basées sur un scénario où la consommation d'énergie serait toujours plus intense (comme c'est pourtant le cas). Au contraire, ils ont préféré tenir compte d'un potentiel effort visant à limiter l'usage des énergies fossiles. « Atteindre l'objectif d'un réchauffement inférieur à 1,5°C suppose que l'intensité en carbone baisse bien plus vite que dans le passé récent », notent les experts.

Le Giec, qui rassemble des professionnels dont les travaux sur le climat ont un rayonnement international, se veut quant à lui moins ambitieux que l'accord de Paris, conseillant plutôt de réduire de 40 à 70% les émissions de gaz à effet de serre issues des énergies fossiles d'ici à 2050 (par rapport aux niveaux enregistrés en 2010). Des projections qui semblent cependant plus utopiques que réalistes.

F.C (avec AFP)
Photo de Une : ©Fotolia

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Vos réactions | 2 réactions

1 - artisan65 le 04 août 2017

UNE SOLUTION EFFICACE

La solution est donc une forme de « marché du carbone » déporté au niveau de la décision individuelle et de sa gestion en pleine responsabilité. C’est le seul moyen d’impliquer tous les citoyens sur un effort d’innovation partagé, équitable et pleinement efficace. Celui qui n’aura pas besoin de tout son droit à polluer pour vivre pourra en revendre une partie sur un marché spécifique de manière décentralisée, transparente et fiable (avec la technologie du blockchain). Ce moyen permettra d’induire de manière certaine la nécessaire transition énergétique, sans risquer de se perdre dans les couteux tourments actuels du green washing. Ce moyen a un cout technique extrêmement bas, il est simple à comprendre et à surveiller. Objectivement 99 % de l’humanité (au moins) a un intérêt même économique à vouloir ce système qui sera écologiquement bon pour tous. Il est donc raisonnable d’espérer qu’une majorité de la population mondiale y adhère. En s’interdisant tout échange avec la partie de population refusant ce système, il est probable que les fausses démocraties, soumises aux pouvoirs des lobbies financiers et des oligarchies mondialisées, soient contraintes de s’y rallier rapidement, effaçant du même coup bien des problématiques réputées insolubles.

 

 

2 - artisan65 le 04 août 2017

UNE SOLUTION SIMPLE

Dire que nous avons 5% de chance de limiter le réchauffement en dessous de 2 ° est incohérent et inconsistant, c’est une fable. En réalité sans changer le système économique global et dominant actuel, nous n’avons aucune chance d’y parvenir, par contre si une majorité des habitants le veulent, nous sommes sûrs d’y arriver à 100/100. Il faut arrêter de se cacher derrière son petit doigt, pour y arriver les outils existent, il faut le savoir, pas besoin de révolution, il ne nous manque que l’unité de mesure et son suivi ! Il suffit de partir de l’emprunte écologique humaine acceptable par la terre et donc durable et la traduire en unité monétaire échangeable. Puis diviser cette masse de nouvelle monnaie par le nombre d’habitant participant à ce nouveau marché. Enfin distribuer à part égale et périodiquement à tous les participants. Ainsi en plus de sa valeur économique positive classique, chaque bien et service aura une valeur économique qui viendra se cumuler négativement sur chaque compte individuel, diminuer ce capital de « droit à polluer » initialement distribué et par définition précisément limité.

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