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La grève des trains se fait déjà ressentir sur l’activité des granulats

La grève des trains se fait déjà ressentir sur l’activité des granulats
Les usagers de la SNCF ne sont décidément pas les seuls à subir les grèves qui vont se prolonger (au moins) jusqu’au 28 juin. En effet, l’Union nationale des producteurs de granulats (UNPG) a indiqué ce 6 avril que l’approvisionnement en granulats a déjà été particulièrement impacté par les premiers jours de mouvement social. Et le pire pourrait encore être à venir…

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Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting publié ce 5 avril, 57% des Français estiment que le mouvement de grève de la SNCF n’est pas justifié. Et à l’évidence, les adhérents de l’UNPG (Union nationale des producteurs de granulats) font partie de cette catégorie !

L’organisme a en effet partagé ce 6 avril ses inquiétudes quant à l’approvisionnement en granulats, perturbé par le mouvement social du groupe de transport. Rappelant que 80% des trains ont été supprimés les 3 et 4 avril derniers, l’UNPG craint que la fréquence de la grève (à raison de deux jours par semaine) n’ait des conséquences désastreuses sur l’activité des professionnels du BTP.

« Si les grèves perdurent, les producteurs de granulats (qui acheminent 11 millions de tonnes annuelles, soit 13% du trafic des granulats en tonnes kilomètres) craignent que leurs clients, dans une période de demande qui se ranime, cherchent des solutions d’approvisionnement qui passeront par la route », témoigne l’Union.

D’autres modes de transport à envisager ?

« Le mouvement social, programmé sur 18 périodes d’avril à juin, signifierait plus de 1 200 trains supprimés, soit près de 2 millions de tonnes de granulats non livrés sur les chantiers par le train, soit potentiellement 150 000 trajets par camions en plus sur les routes », poursuit l’organisme.

Au-delà de l’incapacité à approvisionner les chantiers, les problématiques liées à la réduction des émissions de gaz à effet de serre se font donc également ressentir, d’autant que la replanification d’une livraison est parfois impossible. « Cette grève, si elle perdure, pourrait signifier l’abandon de la solution ferroviaire pour les chargeurs de matériaux », estime l’UNPG.

Cette dernière rappelle par ailleurs que le « fret ferroviaire était déjà fragilisé et menacé faute de financements et d’entretien des lignes ». Le transport fluvial, lui non plus, ne semble pas être une alternative viable, après que le Conseil d’Orientation des Infrastructures ait recommandé la « dénavigation » de 20% du réseau.

« L’UNPG, acteur engagé et incontournable des modes de transport alternatifs à la route, s’inquiète de l’avenir du ferroviaire et du fluvial en France et demande aux pouvoirs publics la mise en place d’une feuille de route volontariste et réaliste à la hauteur de ses ambitions environnementales », conclut l’organisme.

F.C
Photo de Une : ©Fotolia

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