RH+ architecture, vingt ans plus tard Architecture | 30.03.20

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Quel est le lien entre une bibliothèque universitaire en Guyane, des bureaux à Cayenne, des bureaux et ateliers à Saint-Pierre et Miquelon, des logements sociaux, une crèche, des bureaux et un restaurant qui prennent place dans une ancienne caserne parisienne, une crèche, une halte-garderie et un centre PMI ainsi que diverses scénographies ? Des projets variés qui portent la signature de RH+ architecture.

Depuis vingt ans, l’agence RH+ architecture qui a été créée en 2000 par Alix Héaume et Adrien Robain et compte huit personnes aujourd’hui, réalise des projets atypiques. Néanmoins, situées aux quatre coins de la planète, les réalisations de l’agence se distinguent parmi d’autres sans porter une écriture particulière.

 

Exigence de qualité et tact

 

« Nous n’avons pas un seule style », déclare Alix Héaume avec calme. En effet, l’architecture de RH+ se reconnaît par plusieurs repères. Tout d’abord par son approche vis-à-vis des différents contextes où sont situés des programmes diversifiés et disparates, et puis, par l’exigence de qualité et de tact que le duo arrive à insuffler à chacun de ses projets. Des projets qui s’approprient la parcelle, s’inspirent de l’histoire du lieu pour dresser leur propre trajectoire.

 

La plupart des réalisations de RH+ sont issues de concours. « Sans les concours, nous n’aurions pas construit aussi loin » souligne Adrien Robain qui a suivi personnellement les chantiers lointains de l’agence. « Nous préférons les projets atypiques, où nous pouvons nous interroger sur le programme, le lieu ainsi que l’impact du climat sur l’architecture », continue l’architecte avec entrain. En effet, si nous regardons de près la production de l’agence nous nous rendons compte très rapidement des préférences des deux architectes. Des destinations lointaines, des emplacements complexes, des programmes fournis, le tout traité d’une manière aussi sobre que factuelle. Sans oublier la difficulté d’adaptation aux différentes normes locales. « Construire en Guyane et à Saint-Pierre et Miquelon n’est pas la même chose » souligne Adrien Robain, qui qualifie leurs réalisations en dehors de la métropole comme « de très beaux exercices ». 

 

Crédit : RH+ architecture

 

Du dessin au chantier

 

Par ailleurs, Alix Héaume déclare que le duo est toujours très présent sur les chantiers et que ces derniers font partie intégrante du processus de la conception architecturale. Il en découle un véritable sujet de réflexion : la place du chantier dans une réalisation. Surtout que nous savons qu’aujourd’hui, de nombreux architectes conçoivent certains projets sans vouloir les exécuter. 

 

Malgré leur emploi de temps bien rempli et en parallèle de l’activité de l’agence, les deux architectes sont engagés dans plusieurs associations ainsi qu’au sein d’institutions dédiées à la promotion de l’architecture. Notons qu’Adrien Robain a été élu au bureau de la Maison de l’Architecture en Ile-de-France pendant 8 ans et les deux associés ont fait partie de la « French Touch », une association d’architectes qui a duré dix ans et a édité les annuels optimiste d’architecture.

 

De même, le duo a été l’instigateur, avec l’association a-Pack, « festival des architectures vives » de 2004 et 2006. Une idée qui a continué son chemin en trouvant une nouvelle ville d’accueil, Montpellier. 

 

Depuis la création de RH+, Alix Héaume et Adrien Robain qui ont été, entre autres, lauréats de l’Europan Dom, des Nouveaux Albums des Jeunes Architectes, ont continué leur chemin en toute discrétion. Aujourd’hui, établis au 2, rue Saint-Joseph, à Paris, dans des locaux immaculés et épurés, les deux architectes continuent avec beaucoup de conviction mais surtout en toute discrétion à produire une architecture prometteuse et de qualité. 

 

Crédit : RH+ architecture

 

Sipane Hoh

Photo de une : RH+ architecture

Redacteur

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